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La stratégie déroutante de Brian MacLellan s'est avérée payante pour lui

27/05/2014 06:52 EDT | Actualisé 27/07/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Voici une façon audacieuse d'obtenir une promotion: dire au grand patron ce qu'il ne faisait pas bien.

C'est exactement ce qu'a fait Brian MacLellan quand il a été reçu en entrevue par le propriétaire Ted Leonsis pour le poste de directeur général des Capitals de Washington.

«Il a commencé en me disant quelques trucs que je devais mieux faire pour être un meilleur propriétaire, a raconté Leonsis. J'ai trouvé cela à la fois très brave et très astucieux, parce que vous ne voulez pas entendre ce genre de choses.»

La stratégie de MacLellan lui a permis de réaliser une surprise. Leonsis voulait donner une nouvelle direction aux Caps et n'avait pas songé à promouvoir quelqu'un à l'interne après qu'il ait décidé de ne pas renouveler le contrat de George McPhee. La candeur de MacLellan lui aura finalement permis de devancer les quelque 15 candidats rencontrés.

«Je ne croyais pas avoir quoi que ce soit à perdre», a-t-il fait valoir.

MacLellan fait partie de l'organisation depuis 13 ans, dont sept à titre d'adjoint au directeur général. Sa principlae tâche était toutefois le dépistage et il ne parlait pas souvent à Leonsis. Son message: quand tout le monde dans l'organisation — incluant le proprio — n'est pas sur la même longueur d'ondes, le produit sur la glace en souffre.

C'était le cas l'an dernier entre McPhee et l'entraîneur-chef Adam Oates. Résultat: l'équipe a raté les séries pour la première fois en sept ans malgré les 51 buts d'Alexander Ovechkin.

«Ce que je voulais exprimer, c'est que je crois que l'équipe sent quand le courant ne passe pas, a expliqué MacLellan, ou quand la philosophie n'est pas la même du propriétaire à la direction à l'entraîneur.»

MacLellan a été présenté aux médias en même temps que Barry Trotz, qui remplacera Oates derrière le banc. Si les Caps ont rencontré plusieurs canadidats pour le poste de d.g., Trotz était seul en lice pour diriger l'équipe. Mais il a dû attendre que MacLellan soit en poste afin de s'assurer qu'ils partageaient la même vision.

«C'est là que tout a commencé, a dit Trotz, qui a dirigé le club de la Ligue américaine des Caps dans les années 1990 avant de passer 15 saisons avec les Predators de Nashville. C'est comme si je revenais à la maison.»

Leonsis voulait avoir un entraîneur avec une solide expérience de la LNH après que McPhee eut confié le poste à une recrue lors de ses cinq dernières embauches.

«Nous n'allons pas reconstruire l'équipe, a dit Leonsis, mais nous allons la rafraîchir.»

Ovechkin a dû s'adapter à plusieurs systèmes offensifs en raison des nombreux changements d'entraîneurs des dernières années. L'une des priorités de Trotz sera de s'asseoir avec lui et de discuter de ce qui s'en vient.

«Mon travail est de trouver une façon de permettre à Alex et aux autres joueurs d'atteindre leur plein potentiel en tant que groupe et qu'ils soient en mesure de jouer ensemble. À la maternelle, sur votre bulletin, l'une des choses importantes est de voir si vous jouez bien avec les autres. Mon job est de m'assurer que tout le monde joue bien avec tout le monde.»

Trotz a minimisé sa réputation d'entraîneur défensif, précisant qu'il ne comptait pas sur la même force de frappe à Nashville qu'il disposera à Washington.»

«Je ne veux rien enlever à l'attaque des Capitals. Ils ont un redoutable jeu de puissance et des joueurs qui peuvent mettre la rondelle dans le filet, ce que je n'avais pas à Nashville. J'avais de très bons joueurs, mais pas suffisamment à l'avant, alors nous sommes devenus une équipe plus défensive.»

Trots a ajouté qu'il ne voyait pas pourquoi les Capitals ne pourraient pas redevenir immédiatement une équipe candidate à remporter la coupe Stanley.

Le talent est là. Il nous suffit maintenant de se forger une identité.»

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