BIEN-ÊTRE

«Fat shaming»: zoom sur une stigmatisation quotidienne et les initiatives pour lutter contre l'intimidation

23/05/2014 11:40 EDT | Actualisé 23/05/2014 11:40 EDT
Dimitri Otis via Getty Images

«Les gros sont moches», «Les gros sont gentils», «Les gros sont à éviter»... Autant de suggestions qu'on peut retrouver sur un moteur de recherche. Mais ces phrases, certains les entendent tous les jours.

L'obésité, caractérisée par l'OMS comme "une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé", est à distinguer de l'embonpoint, qui est une surcharge pondérale dont les conséquences sont moins importantes. Pour la santé du moins, car lorsqu'il s'agit du regard que portent les autres sur les kilos en trop, il n'y a plus de maladie qui compte. Quotidiennement, les personnes fortes sont l'objet de discriminations et de stigmatisations. On parle de fat shaming ou, en français, de «grossophobie».

Mais le fat shaming, qu'est-ce que c'est? Pas facile de définir ce terme, comme l'explique Lesley sur le site XO Jane:

"Le fat shaming devrait être évident, mais c'est en fait assez délicat à définir. Comme de nombreux stigmates sociaux, l'expérience du fat shaming peut différer dramatiquement d'un individu à l'autre."

C'est pourquoi, pour le comprendre, il vaut mieux passer par des exemples. Première illustration, qu'on peut trouver sur ce même article de XO Jane, expérimentée par l'auteure : au supermarché, mettant une brique de lait dans son caddie, une vieille dame lui conseille d'acheter du lait écrémé, et au passage, d'échanger son beurre contre du faux beurre sans matière grasse. Son explication? «Je n'aime pas voir des jeunes filles si potelées. J'ai perdu 13kg grâce à Weight Watchers l'an dernier, tu devrais essayer, je suis sûre que tu ferais encore mieux!»

Cela pourrait partir d'une bonne intention. Ou peut-être pas. Quoi qu'il en soit, cette personne a rappelé à Lesley que «parce que je suis grosse, le contenu de mon caddie -et de tout ce que je mets dans ma bouche- est ouvert à un examen approfondi du public [...] L'insinuation, c'est que je n'ai pas gagné le droit d'acheter et de manger la nourriture que je veux, parce que ma taille démontre qu'on ne peut pas me faire confiance pour consommer de façon responsable - c'est-à-dire, que je dois manger trop, ou mal.»

Alors comment lutter contre cette stigmatisation? Voici quelques autres exemples venant du hashtag #FatMicroaggressions sur Twitter, lancé par la blogueuse Melissa McEwan pour discuter des commentaires inappropriés et blessants à destination des personnes en surpoids au quotidien. (L'article continue après le diaporama.)

Fat-Shaming: les tweets de #FatMicroaggressions

De très nombreux sites de fat shaming fleurissent sur le net, tels que celui-ci, intitulé de façon tout à fait charmante Cestquiquiestgros. Les Inrocks relayent également le site “10 signes qui prouvent qu’elle est une Internet secret Fatty”, pour dire aux internautes de faire attention aux profils Facebook dont les photos de profil sont trop centrées sur le visage. Ou encore, plus cruel, "Pourquoi les filles grosses n'ont pas le droit à l'amour".

Heureusement, certains ont de très chouettes initiatives pour parler, faire connaître, lutter contre le fat shaming. À voir dans le diaporama ci-dessous.

Initiatives pour lutter contre le fat shaming

Les obsessions minceur selon les pays

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