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Nigeria: audit pour renforcer la sécurité des internats (police)

20/05/2014 10:10 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

La police nigériane a annoncé mardi un "audit de sécurité" de tous les internats du pays, après l'enlèvement de plus de 200 lycéennes dans l'un de ces établissements par le groupe islamiste armé Boko Haram.

"L'inspecteur général de la police, MD (Mohammed) Abubakar, a donné l'ordre aux commissaires de police de commencer immédiatement un audit de sécurité et une analyse de risques de tous les internats du pays", a indiqué la police dans un communiqué.

Les résultats aideront à élaborer des stratégies réduisant la vulnérabilité de ces écoles, cibles faciles pour les extrémistes, a-t-on expliqué de source gouvernementale.

Boko Haram, qui mène une sanglante insurrection depuis 2009 pour créer un Etat islamique dans le nord du Nigeria à majorité musulmane, avait déjà attaqué des écoles avant l'enlèvement de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans l'Etat de Borno (nord-est), le 14 avril.

Le groupe islamiste dit combattre l'éducation occidentale.

En février, plus de 40 jeunes hommes d'un internat de l'Etat de Yobe (nord-est) avaient été tués dans leur lit lorsque les insurgés avaient attaqué leur établissement.

Cette tuerie avait entraîné la fermeture des internats de l'Etat, les parents et les écoliers étant terrifiés par l'éventualité de nouvelles attaques.

Les étudiants de l'université de la capitale de l'Etat, Damaturu, avaient également fui leurs résidences.

En mars, les autorités de l'Etat de Borno avaient fermé les collèges et lycées pour une durée indéterminée à cause des attaques de Boko Haram. L'internat pour filles de Chibok était resté ouvert pour que ses élèves puissent passer leur examen final.

Cette semaine, l'Inspecteur général Abubakar a ordonné que la sécurité soit renforcée dans tous les internats dans et autour de la capitale de l'Etat de Benue (est), Makurdi, après une présumée menace écrite de Boko Haram contre deux écoles de garçons.

Les autorités nigérianes réagissent après l'annonce ce mois-ci d'un projet pour éviter de nouveaux enlèvements en masse d'écoliers, appelé "Safe School Initiative", par l'envoyé spécial de l'ONU chargé de l'éducation, l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown.

Des entrepreneurs locaux y ont contribué à hauteur de 10 millions de dollars, ainsi que le gouvernement, pour améliorer la sécurité d'une première série de 500 écoles du nord du Nigeria.

"Le système éducatif qui a le pouvoir de transformer le Nigeria ne peut être démoli", a déclaré M. Brown.

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