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Mike Harris codirigera la mission électorale canadienne en Ukraine

20/05/2014 04:21 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

OTTAWA - L'ancien premier ministre de l’Ontario Mike Harris et la sénatrice Raynell Andreychuk dirigeront la mission canadienne bilatérale d’observation en Ukraine pour l'élection présidentielle de dimanche.

Le premier ministre Stephen Harper en a fait l'annonce mardi, rappelant que le Canada envoie en tout 500 observateurs en Ukraine pour surveiller le processus électoral.

De ce nombre, 338 observateurs feront partie de la mission d’observation bilatérale indépendante du Canada. Les 162 autres participeront aux missions d’observation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et de l’Association parlementaire de l’OSCE.

Mme Andreychuk, elle-même Ukraino-Canadienne, avait dirigé des délégations pour les élections de 2010 et de 2012 en Ukraine. M. Harris a été premier ministre de gouvernements progressistes-conservateurs en Ontario de 1995 à 2002.

Depuis 2004, le Canada a fourni des centaines d’observateurs pour cinq élections ukrainiennes successives. Toutefois, l'ONG Canadem, partenaire de longue date du gouvernement du Canada, a appris le mois dernier qu'elle perdait le contrat d'organisation au profit du Forum des fédérations. Le Forum, ainsi que le sous-traitant CUSO International, doivent choisir les observateurs que le Canada enverra en Ukraine.

Le gouvernement fédéral avait déjà fait état d'une somme de 11 millions $ pour couvrir les coûts de ces initiatives.

L'élection présidentielle est prévue dimanche prochain en Ukraine, dans un contexte d'inquiétudes croissantes à l'égard des tensions séparatistes dans l'est du pays.

M. Harper a réitéré mardi la «fierté» du Canada de contribuer une fois de plus à «favoriser la démocratie et la bonne gouvernance à un moment difficile pour ce pays».

Le premier ministre canadien a multiplié les mots durs et les sanctions à l'égard de Moscou depuis l'annexion par la Russie de la péninsule de Crimée à la mi-mars, qualifiant le président russe Vladimir Poutine de «menace à la sécurité mondiale».

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