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Le temps d'une virée, Michel Barrette devient confident d'artistes

20/05/2014 11:20 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Nous savons tous de Michel Barrette qu'il est drôle, qu'il est également capable de soutenir un rôle dramatique, qu'il peut porter le chapeau d'animateur mais, avec «Viens-tu faire un tour?», on lui découvre de surprenantes dispositions d'intervieweur, mais aussi de confident.

Ce passionné de voitures mettra à profit sa collection d'une vingtaine de «bagnoles» pour balader les artistes sur les différents lieux de leurs souvenirs, tout au long de l'été. Michel a cette capacité d'aborder aisément les gens, de les mettre en confiance et de leur prêter une oreille attentive lui qui, règle générale, est si volubile. Pour cette première, à bord d'un Pick up Mercury 1951, il se rend à Sainte-Hélène-de-Bagot, lieu d'enfance de Joël Legendre. Après avoir rencontré son oncle Serge, gardien du domaine familial, on se rend à son école primaire où l'attend son professeur et Joël revoit sa première blonde, heureuse d'avoir été choisie parmi toutes les petites filles qui rêvaient d'être l'élue de son cœur.

Puis toujours à bord du Pick up, Michel se rend ensuite à Drummondville où l'attend la pétillante Brigitte Boisjoli. À son tour, la jeune chanteuse revient sur les lieux de son passé, revoit la directrice de son école, Pascal et Mario, ses amis de jeunesse rencontrés à la Maison des jeunes. Brigitte, malgré toute l'effervescence qu'on lui connaît, avoue être incapable de vivre à Montréal et se déclare indélogeable Drummondvilloise. À Radio-Canada, ce dimanche, 20h.

Documents d'anthologie

Après avoir récemment visionné «Apocalypse: la 1re Guerre mondiale» et «Apocalypse: la 2e Guerre mondiale», réalisés par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, on comprend qu'il s'agit là de précieux documents d'anthologie, à jamais témoins d'un grand pan de l'histoire de notre monde.

Cette coproduction franco-canadienne, comportant au total onze épisodes, est l'aboutissement d'un travail titanesque qui a nécessité la collaboration de gens d'expérience et très créatifs pour reconstruire ces images d'une autre époque, au départ insonores et incolores. Par épisode, le défi se traduisait par 80 000 images à colorier après avoir effectué une recherche pour connaître les couleurs exactes d'une vingtaine d'uniformes et paquetages des soldats de différents pays. Puis, il y a la voix de Mathieu Kassovitz, la musique du Québécois Christian Clermont (1re Guerre mondiale) et du Japonais Kenji Kawaï (2e Guerre mondiale) qui ont eu à trouver le ton juste, les airs appropriés.

Ces documentaires ont été vus par quelque 300 millions de téléspectateurs, hors Chine, diffusés dans 165 pays. Ces personnes qui, il y a 100 ans, il y a 75 ans, ont vécu les atrocités de la guerre méritent un devoir de mémoire qui, implicitement, prônent la paix. «Pour comprendre Apocalypse» révèle tout l'arrière-scène de cette œuvre immense, à TV5, le lundi 26 mai, 22h.

Triste centenaire

Le 29 mai 1914, l'Empress of Ireland, paquebot transportant 1477 passagers, sombrait en 14 minutes, près de Rimouski. Seules, 465 personnes ont pu en réchapper. Radio-Canada (21h) et Explora (22h30) soulignent cette tragédie en diffusant, le vendredi 30 mai, «Empress of Ireland, le naufrage oublié». Assurant la navette entre Québec et Liverpool, le transatlantique fut stoppé dans sa course lorsqu'un charbonnier norvégien entra en collision avec lui. Cette tragédie s'ajoutait aux terribles naufrages du Titanic et du Lusitania.

Le Franco-ontarien, Damien Robitaille, préoccupé par la sauvegarde de la langue et de la culture francophone, s'est offert un voyage en voiture jusque dans l'arrière-pays états-unien. Du Maine jusqu'en Californie, il a pu repérer des hommes et des femmes encore capables de s'exprimer en français, malgré des décennies de cohabitation avec les Américains. Ils venaient de la Beauce, de Rivière-du-Loup, de Val-David, convaincus de revenir au pays plus riches qu'au départ. Mais, la vie a fait en sorte qu'ils sont demeurés là où ils ont fait leur nid. «Un rêve américain», ce dimanche, 19h, au Canal D.

Le président John F. Kennedy a été assassiné il y a 50 ans. L'ampleur de cette fatalité a plongé le monde dans un état de choc qui a mis du temps à s'atténuer. «Parkland», présenté à Super Écran, ce samedi, 19h15, reconstitue les événements du drame tels que vécus par les médecins qui auront tenté au-delà du prescrit de le réanimer, les gardes du corps, son épouse Jackie, Abraham Zapruder qui avait filmé toute la scène de l'attentat, les policiers et la famille de Lee Harvey Oswald, le coupable. Avec Zac Efron, James Badge Dale et Billy Bob Thornton.

À RADIO-CANADA: Le vétérinaire Sébastien Kfoury revient pour une quatrième année d'«Animo», onze nouvelles émissions consacrées à la santé de nos petits compagnons. Ce dimanche, 19h30, on fait connaissance avec un organisme «Chiots nordiques», fondé par un couple soucieux de mettre fin à la surpopulation canine en milieu autochtone, au nord du Québec.

À TVA: Sur l'initiative de sa petite-fille, Flavie Payette-Renouf, qui a voulu rendre hommage à sa grand-mère, Lise Payette, quelques personnalités dont Sophie Thibault, Stéphane Laporte et Gilles Vigneault évoquent le parcours de cette féministe-animatrice-politicienne, dans «Lise Payette, un peu plus haut, un peu plus loin», ce dimanche, 21h.

À TÉLÉ-QUÉBEC: Au fil de quelques séries américaines comme «Father Knows Best» aux «Sopranos» en passant par «All in the Family» et «Breaking Bad», «Pour l'Histoire / L'Amérique en prime time - Les pères de famille» étudie l'évolution du rôle de l'homme de la maison dont le statut est passé de père et mari modèle à anti-héros, ce dimanche, 20h. À 21h, on retrouve Christiane Charrette qui ouvre à nouveau les portes du «125, Marie-Anne» pour y recevoir les «vedettes» de l'actualité. Tourné en noir et blanc, ce qui ajoute au réalisme des événements de l'époque, «Le Ruban blanc» raconte une série de graves accidents non résolus qui touchent et apeurent les habitants d'un village allemand, à la veille de la Première Guerre mondiale. Ce film de Michael Haneke a obtenu la Palme d'or au Festival de Cannes 2009. Avec Christian Friedel et Burghart Klaussner, ce dimanche également, 22h30.

À TV5: Il chante depuis un demi-siècle parce que c'est sa destinée. Enrico Macias, au cours de sa carrière, aura vendu 50 millions de disques. Fidèle à sa passion, il s'est toujours fait un devoir de chanter pour rapprocher les hommes, pour que cessent les conflits, lui, dont le vrai nom de Gaston Ghrenassia signifie «chanteur de Dieu». «Enrico Macias, la vie en chansons», ce samedi, 19h. À «Zoom animal / Les princes des cimes», la rééducation des petits singes atèles, laineux et des paresseux qu'on prépare à la vie sauvage se poursuit. Rescapés des mains de contrebandiers, ils n'ont pu vivre une vie normale selon leur réelle nature. Confiés à des orphelinats, on les familiarise aux réalités de la forêt avant de les relâcher. Le vendredi 30 mai, 19h.

AU CANAL D: Dans le métro de Tokyo, chaque jour, circulent trois millions de voyageurs. Les trains se succèdent aux trois secondes et pour arriver à ce que tout le monde soit à l'heure, des employés doivent pousser sur la clientèle afin de réussir à fermer les portes. Évanouissements et bras cassés peuvent en résulter. Une seule minute de retard suffit pour que le quai déborde et il y a alors risque d'être piétiné si l'un des individus trébuche dans cette gare la plus fréquentée au monde. «Trafic monstre / Train Station», le lundi 26 mai, 21h.

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