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GB/Hamza: Cameron appelle à des actions plus rapides contre les terroristes présumés

20/05/2014 08:39 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est engagé mardi à accélérer l'expulsion des terroristes présumés, au lendemain du verdict rendu aux Etats-Unis reconnaissant le prêcheur radical britannique Abou Hamza coupable de prise d'otages et terrorisme.

"C'est bien qu'il ait affronté la justice et que justice ait été rendue. Je pense que nous devons réfléchir aux moyens pour accélérer les extraditions", des terroristes présumés, a déclaré David Cameron sur BBC radio4.

Lundi, les jurés d'un tribunal de New York ont reconnu l'ancien imam de la mosquée londonienne de Finsbury Park coupable des onze charges retenues contre lui. Il risque la détention à perpétuité.

"Nous devons aussi réexaminer, comme je l'ai dit à plusieurs reprises, la Convention européenne des droits de l'homme. Si une personne menace notre pays, nous devrions être en mesure de l'extrader si elle n'a aucun droit. Il est fondamental de rétablir cette possibilité", a-t-il insisté.

"Nous avons fait de grands pas mais je prévois d'autres avancées", en cas de victoire aux élections générales de mai 2015, a affirmé le chef du gouvernement qui veut affranchir son pays de multiples lois et réglementations européennes.

"Depuis que je suis Premier ministre, nos services de sécurité ont réussi à prévenir au moins un important complot qui aurait pu lourdement toucher notre pays et ses habitants", a-t-il ajouté.

Mustafa Kamel Mustafa, mieux connu sous le nom d'Abou Hamza al-Masri, était accusé de complot et prise d'otages, pour avoir aidé les ravisseurs de 16 touristes occidentaux au Yémen en 1998.

Il était également accusé d'activité terroriste en lien avec un projet de camp d'entraînement au jihad en 1999 dans l'Oregon (nord-ouest des Etats-Unis), qui n'a jamais vu le jour.

Abou Hamza était aussi accusé d'avoir envoyé des candidats au jihad s'entraîner en Afghanistan.

Suite à la condamnation, Laurence Whitehouse -- un des otages au Yémen, dont la femme Margaret a été tuée -- a fait part de son soulagement.

"Même s'il y avait des preuves de son implication depuis longtemps, cela a pris du temps. Nous aurions pu avoir moins de problèmes et de conflits dans le monde si des actions effectives avaient été prises contre lui bien avant", a-t-il déclaré au Daily Telegraph.

Eric Firkins, 70 ans, a aussi témoigné de sa satisfaction dans le quotidien: "au retour du Yémen, la pire des choses a été de découvrir que tout avait été organisé depuis le nord de Londres. Pendant des années, je l'ai vu à la télévision tous les jours, un homme libre qui inspirait la haine. Maintenant je peux tourner la page."

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