POLITIQUE

Chemin de fer : une voie de contournement moins coûteuse à Lac-Mégantic?

20/05/2014 05:44 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT
TSBCanada, Flickr

Plusieurs citoyens de Lac-Mégantic s'opposent farouchement au passage des trains transportant des matières dangereuses et réclament la construction d'une voie de contournement.

Un texte de Vincent Maisonneuve Twitter Courriel

Devant l'absence d'engagement politique clair de la part des différents paliers de gouvernements, des gens d'affaires de Lac-Mégantic ont décidé de prendre le dossier en main. Béland Audet, le président de la compagnie Logibel, et l'ingénieur Yves Vallières, qui travaille depuis une trentaine d'années dans la conception de chemin de fer, ont décidé d'élaborer un tracé.

Selon les calculs de l'ingénieur Yves Vallières, une voie de contournement de 13 kilomètres coûterait environ 50 millions de dollars. Leur plan exclut cependant les coûts reliés aux études environnementales. Il faudrait également ajouter les sommes nécessaires pour l'achat des terrains. Le tracé qu'ils proposent serait néanmoins nettement moins coûteux que les premières estimations du gouvernement québécois. Lors de la dernière campagne, Pauline Marois affirmait que le coût d'une voie de contournement était évalué à environ 175 millions de dollars.

L'industrie a besoin de la voie ferrée, mais « qui va vouloir investir au centre-ville si des wagons contenant des matières dangereuses y passent chaque jour? », lance Michel Duval, directeur général de la Caisse Desjardins de la région de Mégantic.

Le nouveau propriétaire du chemin de fer affirme être ouvert à la construction d'une voie de contournement. Le porte-parole de la Central Maine and Quebec Railway affirme que des éléments concernant la voie de contournement sont inclus dans l'entente que la compagnie de chemin de fer et la Ville de Lac-Mégantic devraient rendre publique la semaine prochaine.

De son côté, Mario Morin, président de FGL Assurances est catégorique « le gouvernement doit s'impliquer ». Béland Audet affirme qu'il a eu de nombreuses discussions avec les fonctionnaires des différents ministères impliqués. « Au niveau des ministères, les gens font leur travail, le problème est au niveau de la volonté politique », dit-il.

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