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Présidentielle en Guinée-Bissau: poursuite du décompte des voix

19/05/2014 12:32 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

Le décompte de voix se poursuivait lundi en Guinée-Bissau, au lendemain du second tour de la présidentielle devant mettre fin à une transition de deux ans après un énième coup d'Etat militaire, a-t-on appris auprès de la commission électorale.

"Le travail de compilation (des résultats) est très avancé. Au rythme où vont les choses, il est possible que nous ayons les premières tendances mardi", a affirmé à l'AFP un responsable de la Commission nationale des élections (CNE).

Les bulletins de vote transmis par les commissions régionales continuaient de parvenir au siège de la CNE à Bissau, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les résultats doivent être proclamés dans les cinq jours qui suivent le scrutin, selon la loi.

Quelques militants étaient présents devant les états-majors des deux candidats, José Mario Vaz, du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, première formation du pays), et Nuno Gomes Nabiam, sans étiquette.

Les sièges des deux partis sont situés dans le centre de Bissau et distants de quelques dizaines de mètres. Le calme régnait dans la capitale, où patrouillaient des véhicules militaires.

La mission des observateurs de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) a estimé lundi que l'élection de dimanche a été "juste, libre, transparente et crédible", selon une déclaration parvenue à l'AFP.

Elle a "exhorté les deux candidats et leurs partisans à accepter le verdict des urnes" et à faire éventuellement "des recours légaux et pacifiques".

D'un autre côté, les observateurs de l'Union africaine (UA), conduits par l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano, ont également jugé le scrutin "juste et transparent".

Près de 800.000 électeurs étaient appelés à choisir entre José Mario Vaz, dit "Jomav", 57 ans, et Nuno Gomes Nabiam, 51 ans, notoirement soutenu par le Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième formation du pays) et des chefs de l'armée.

Le scrutin doit permettre de ramener la stabilité en Guinée-Bissau deux ans après un coup d'Etat militaire qui, le 12 avril 2012, a renversé le régime du PAIGC entre les deux tours d'une présidentielle, interrompue du même coup.

Ce pays, ex-colonie portugaise de 1,6 million d'habitants, est abonné aux coups d'Etat depuis son indépendance en 1974.

Cette instabilité politique et la pauvreté y ont facilité l'implantation de trafiquants de drogue, avec la complicité présumée de hauts responsables de l'armée.

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