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L'ONU salue la tenue pacifique de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau

19/05/2014 03:53 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué lundi "la tenue globalement pacifique et ordonnée" de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau et appelé les candidats et leurs partisans à en "respecter les résultats officiels".

"La conclusion réussie de l'élection contribuera grandement au retour à l'ordre constitutionnel en Guinée-Bissau", a ajouté le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric, qui rapportait les propos du secrétaire général. M. Ban, a-t-il poursuivi, appelle les Bissau-Guinéens "à saisir cette occasion pour instaurer et consolider la stabilité dont le pays a tant besoin".

"Les Nations unies demeurent engagées à soutenir la Guinée-Bissau vers un avenir pacifique, prospère et démocratique fondé sur l'Etat de droit", a-t-il souligné.

Le décompte des voix se poursuivait lundi en Guinée-Bissau, au lendemain du second tour de la présidentielle devant mettre fin à une transition de deux ans après un énième coup d'Etat militaire.

Près de 800.000 électeurs étaient appelés à choisir entre José Mario Vaz, dit "Jomav", 57 ans, et Nuno Gomes Nabiam, 51 ans, notoirement soutenu par le Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième formation du pays) et des chefs de l'armée.

Le scrutin doit permettre de ramener la stabilité en Guinée-Bissau deux ans après un coup d'Etat militaire qui, le 12 avril 2012, a renversé le régime du PAIGC entre les deux tours d'une présidentielle, interrompue du même coup.

Devant le Conseil de sécurité, qui tenait des consultations sur la Guinée-Bissau, le représentant spécial de l'ONU José Ramos-Horat a exhorté la communauté internationale a soutenir financièrement les nouvelles autorités qui sortiront des élections.

"La fin de la transition marque une nouvelle étape qui réclame notre engagement constant pour aider les Bissau-Guinéens à traiter les graves problèmes politiques, sociaux et économiques du pays", a-t-il estimé. En particulier, le nouveau gouvernement "aura besoin d'une aide budgétaire d'urgence pour payer les salaires en retard".

Si ce n'est pas le cas, a averti M. Ramos-Horta, "la restauration de l'ordre constitutionnel risque de s'effondrer très rapidement", ce qui aurait des "conséquences encore plus désastreuses que celles que le pays a connues auparavant".

avz/mdm

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