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Libye: Washington maintient un fonctionnement "normal" de son ambassade

19/05/2014 06:03 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

La diplomatie américaine a assuré lundi maintenir un fonctionnement "normal" de son ambassade à Tripoli, malgré la crise en Libye et le traumatisme pour Washington de la mort en 2012 de son ambassadeur dans l'attaque contre le consulat de Benghazi.

Un responsable du département d'Etat a indiqué qu'aucun ordre de départ du personnel de l'ambassade n'avait été émis par le ministère.

Le poste diplomatique fonctionne "normalement", a dit ce cadre ministériel, sans donner de détails sur le nombre d'employés de la chancellerie américaine à Tripoli.

L'ambassadrice des Etats-Unis Deborah Jones a bien quitté la Libye dimanche, mais pour des "raisons familiales", a-t-elle précisé sur Twitter.

Le gouvernement libyen a proposé lundi la "mise en congé" du Parlement contesté pour sortir le pays de la crise aggravée par une attaque armée contre cette instance et une offensive d'une force para-militaire dans l'Est.

Rendant la situation plus chaotique, les Forces spéciales à Benghazi, une unité d'élite de l'armée régulière, et des officiers de la base aérienne de Tobrouk (est), ont annoncé leur ralliement à cette offensive lancée contre les groupes radicaux par un général dissident accusé de "tentative de coup d'Etat".

Les violences risquent de plonger le pays dans la guerre civile et raviver les rivalités entre des dizaines de milices qui obéissent à leurs propres intérêts, qu'ils soient d'ordre idéologique, régional ou tribal.

"Nous restons très préoccupés par les violences du week-end à Tripoli et à Benghazi", a commenté la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki.

L'administration américaine est profondément marquée par l'attaque par des islamistes armés le 12 septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi qui avait coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres agents américains.

Cet attentat a aussi provoqué une crise politique à Washington entre le gouvernement démocrate et les républicains, visant surtout Hillary Clinton qui était secrétaire d'Etat à l'époque.

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