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Rassemblement pour la libération d'un ex-Marine emprisonné en Iran depuis 1000 jours

19/05/2014 02:06 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT
AFP

Des défenseurs et membres de la famille d'un ancien Marine américain emprisonné en Iran depuis bientôt 1 000 jours ont appelé lundi à sa libération.

Arrêté en août 2011, Amir Hekmati avait été reconnu coupable d'espionnage au profit de la CIA, l'agence américaine de renseignement, en dépit des démentis de Washington. Il avait été condamné à mort en janvier 2012 mais sa peine avait été deux mois plus tard annulée par la Cour suprême iranienne. Celle-ci l'a récemment commuée à dix ans de prison.

"Cela va faire 1 000 jours" qu'il est en prison, a souligné sa soeur aînée, Sarah, lors d'un rassemblement à quelques pas de la Maison Blanche. Lundi prochain, jour férié aux Etats-Unis, marquera le 1 000e jour de Hekmati derrière les barreaux.

"Il est temps pour Amir de rentrer à la maison", a-t-elle insisté, en indiquant que le père d'Amir Hekmati luttait actuellement contre un cancer au cerveau et craignait de ne pas vivre assez longtemps pour revoir son fils.

"Il est important qu'Amir entende nos voix, qu'il sache que nous sommes tous avec lui", a lancé pour sa part Dan Kildee, membre de la Chambre américaine des représentants, élu de la région du Michigan (nord) d'où est originaire Amir Hekmati.

Il a assuré avoir parlé de son cas à plusieurs reprises au président Barack Obama et au secrétaire d'Etat John Kerry.

Un ancien combattant des Marines, Terry Mahoney, également présent au rassemblement, arborant un tee-shirt "Libérez Amir", a lui estimé qu'il "fallait que plus de monde soit au courant de ce qui lui arrive".

Amir Hekmati, né aux États-Unis de parents iraniens, a servi dans les Marines américains puis comme consultant, en tant que traducteur. Selon ses proches, il était en Iran pour voir sa famille quand il a été arrêté.

En décembre 2013, un groupe d'experts des Nations unies avait pressé l'Iran de libérer M. Hekmati, arguant que son procès n'avait pas été conforme aux normes de la justice internationale.

Gouvernement et élus américains ont aussi appelé Téhéran à libérer le prisonnier, en faisant valoir qu'il s'agirait d'un geste positif de la part du président Hassan Rohani, alors que des négociations sont en cours sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

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