NOUVELLES

Angleterre - Accusé de sexisme, le patron de la Premier League sauve sa place

19/05/2014 04:02 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

Le directeur général de la Premier League, Richard Scudamore, au coeur d'une vive polémique pour des propos jugés sexistes, a échappé lundi à toute sanction disciplinaire, à l'issue d'une réunion des clubs de l'élite anglaise et après avoir présenté des excuses.

Le quotidien Sunday Mirror avait révélé la semaine dernière plusieurs courriers électroniques que Scudamore, 54 ans, avait envoyés à un ami juriste et dans lesquels il évoquait une collègue en termes très crus.

Les représentants des 17 clubs de Premier League non relégués à l'issue de cette saison se sont réunis lundi pour examiner le dossier, et ont finalement apporté leur soutien à Scudamore.

"Je le connais depuis 20 ans et il n'est catégoriquement pas sexiste", a affirmé le vice-président de West Ham, Karren Brady. La directrice générale de Sunderland, Margaret Byrne, femme d'influence dans le football anglais, a "approuvé sans réserve" la décision de ses collègues et s'est dite "ravie que le bon sens ait prévalu".

"Bien sûr, les clubs et moi-même sommes déçus par ce que nous avons vu et entendu, mais pas autant que Richard lui-même", a insisté Brady.

"M'embarquer dans des échanges e-mail de cette nature était une erreur, et les excuses que j'ai présentées sont sincères, tout comme mes regrets", a déclaré Scudamore, père de cinq enfants.

Il avait déjà présenté des excuses avant le week-end, mais sans pour autant calmer les critiques, tombées drues depuis les plus hautes instances sportives. La ministre des Sports, Helen Grant, et le président de la Fédération anglaise de football, Greg Dyke, avaient respectivement qualifié ses e-mails de "complètement inacceptables" et "totalement inappropriés".

Le principal sponsor de la Premier League, la banque Barclays, avait également fait part de son mécontentement.

Et samedi, Heather Rabbatts, membre du conseil d'administration de la Fédération et autre femme très influente dans le football anglais, avait vu dans les écrits de Scudamore "la preuve d'une culture sexiste" au sein de la puissante Premier League.

jdg/gv/el

PLUS:hp