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Alstom: réunion au sommet autour du président Hollande pour faire "le point"

19/05/2014 06:05 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

Le président François Hollande a convoqué lundi matin le chef du gouvernement, Manuel Valls, ainsi que les ministres Arnaud Montebourg (Economie) et Ségolène Royal (Energie) pour "faire le point" sur le dossier du fleuron industriel français Alstom, a-t-on appris auprès de l'Elysée.

Selon la présidence française, il s'agit de "faire le point sur l'ensemble du dossier", alors que le groupe français fait l'objet d'une offre de reprise partielle par l'Américain General Electric et que l'Allemand Siemens est également sur les rangs et pourrait déposer prochainement une offre concurrente.

Siemens poursuit "activement" l'examen approfondi des comptes d'Alstom, a indiqué dimanche une source proche du groupe allemand, sans confirmer des informations de presse selon lesquelles Siemens déposerait dès la semaine prochaine son offre en bonne et due forme.

"Dans les derniers jours, Siemens a mis le pied sur l'accélérateur", en privilégiant "le schéma d'une alliance", a toutefois confirmé une autre source proche du dossier.

Le groupe allemand a demandé à Alstom de lui donner accès aux comptes de l'entreprise et de pouvoir s'entretenir avec sa direction pendant une période de quatre semaines.

Le conseil d'administration d'Alstom s'est de son côté donné jusqu'à la fin mai pour étudier des offres de rachat, tout en marquant sa préférence pour les 12,35 milliards d'euros mis sur la table par General Electric.

Dans une proposition préliminaire, le groupe allemand a évalué entre 10,5 et 11 milliards d'euros le portefeuille énergie d'Alstom et proposé de lui céder en plus la plupart de ses activités de transport et de prendre une participation ne dépassant pas à terme 19% dans le nouvel Alstom recentré sur le transport.

L'hypothèse d'une entrée de l'Etat au capital d'Alstom après la vente de sa branche énergie, est également évoquée.

Le gouvernement pèse de tout son poids dans ce dossier, en s'efforçant de favoriser des alliances plutôt qu'une simple acquisition et de préserver les intérêts industriels de la France.

"On ne peut pas accepter qu'une entreprise aussi importante du point de vue énergétique (...) aussi importante du point de vue des transports (...) soit ainsi mise à l'encan sans que les intérêts stratégiques de la France ne soient respectés", a réaffirmé dimanche soir le ministre des Finances Michel Sapin.

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