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Violences au Vietnam: 4.000 Chinois en attente d'une évacuation (média)

18/05/2014 11:54 EDT | Actualisé 18/07/2014 05:12 EDT

Pékin poursuivait lundi l'évacuation de milliers de ressortissants chinois présents au Vietnam après les violentes émeutes survenues la semaine dernière, selon des médias d'Etat, tandis que des voyagistes chinois suspendaient leurs circuits dans le pays.

Les émeutes, les plus violentes enregistrées depuis des décennies au Vietnam, ont déjà poussé Pékin à rapatrier plus de 3.000 de ses ressortissants, et 4.000 Chinois restaient lundi en attente d'une évacuation, a rapporté le Global Times.

Deux navires chinois sont arrivés lundi matin dans la province vietnamienne de Ha Tinh, et devraient regagner la Chine dans la soirée, a précisé le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste chinois. Selon l'agence officielle Chine nouvelle, ils doivent "ramener au pays les travailleurs attaqués lors des récentes émeutes".

Débutée en début de semaine dernière dans le sud du Vietnam, cette vague d'émeutes a été déclenchée par le déplacement d'une plateforme pétrolière chinoise au large des îles Paracel, que se disputent les deux pays communistes.

La flambée de violences, qui s'est traduite par des incendies doublés du pillage d'usines et bureaux d'entreprises estampillées "chinoises", a fait deux morts chinois et environ 140 blessés.

A la suite de plusieurs avertissements de Pékin, recommandant à ses ressortissants d'éviter tout déplacement au Vietnam, les principaux voyagistes chinois ont suspendu leurs circuits dans le pays, a rapporté lundi Chine nouvelle.

Ainsi, Ctrip --premier site chinois de réservation de voyages sur internet-- a proposé à ses usagers ayant prévu un déplacement sur cette destination de reporter leur voyage, tout en assurant que ceux qui ont déjà effectué des réservations pourraient être remboursés.

Alors que Pékin a accusé Hanoï d'être de "connivence" avec une partie des émeutiers, les autorités vietnamiennes tentent désormais de calmer le jeu, en déployant d'importantes forces de police.

De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé dimanche la suspension de plusieurs programmes d'échanges bilatéraux.

fms-jug/glr

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