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Nucléaire: nouvelle visite d'un haut responsable de l'AIEA en Iran

18/05/2014 08:45 EDT | Actualisé 18/07/2014 05:12 EDT

Un dirigeant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est attendu à partir de lundi en Iran pour des discussions sur un accord de transparence concernant le programme nucléaire controversé de Téhéran, a annoncé dimanche un responsable nucléaire iranien.

Cette visite intervient en parallèle aux négociations entre l'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) qui visent à conclure un accord définitif sur le programme nucléaire iranien. Les deux parties ont tenu une quatrième séance de discussions cette semaine à Vienne, mais aucune avancée n'a été enregistrée.

Les grandes puissances et Téhéran appliquent depuis janvier un accord intérimaire de six mois, sous la surveillance de l'AIEA.

Tero Tapio Varjoranta, directeur-adjoint pour les garanties de l'Agence onusienne, doit discuter mardi avec les dirigeants du programme nucléaire iranien afin de "lever les inquiétudes restantes et certaines ambigüités" sur un accord en sept points conclu en février, a précisé Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), cité par l'agence Isna.

Début mai, une équipe de l'AIEA avait visité deux sites nucléaires dans le cadre de cet accord de transparence, dont les sept mesures devaient être vérifiées par l'Agence basée à Vienne avant le 15 mai.

L'Agence cherche en particulier à obtenir des réponses de la part de Téhéran sur ce que l'AIEA considère comme des preuves "crédibles" selon lesquelles l'Iran a mené des recherches visant à fabriquer la bombe atomique avant 2003, et peut-être aussi au-delà de cette date.

La République islamique a toujours démenti ces allégations.

L'Iran doit notamment fournir des informations sur la mise au point de détonateurs pour une bombe. En 2011, l'AIEA s'était dit préoccupée par ces "détonateurs à fil à exploser" en raison de leur "application possible dans un dispositif nucléaire explosif".

Fin 2013, l'Iran et l'agence avaient déjà coopéré sur six premiers points liés au programme nucléaire iranien soupçonné de cacher un volet militaire.

"Nous sommes dans la phase où l'AIEA doit faire son évaluation concernant les mesures prises par l'Iran, afin de préparer le terrain pour de nouvelles coopérations", a souligné M. Kamalvandi.

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