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AT&T va acheter DirecTV pour 48,5 mds USD (officiel)

18/05/2014 06:49 EDT | Actualisé 18/07/2014 05:12 EDT

Le poids lourd américain des télécoms AT&T a décidé dimanche d'acheter l'opérateur satellitaire DirecTV pour 48,5 milliards de dollars, une opération qui va donner naissance à un nouveau géant de la télévision payante aux Etats-Unis.

AT&T va payer en partie en numéraire et en partie avec ses propres actions, pour un montant évalué sur la base de son cours de clôture de vendredi soir à 95 dollars par titre DirectTV. Cela valorise sa cible à 48,5 milliards de dollars, et même 67,1 milliards de dollars en tenant compte de la reprise de la dette d'AT&T, précise un communiqué commun des deux entreprises.

AT&T est déjà, avec Verizon, l'un des deux poids lourds de la téléphonie mobile et fixe aux Etats-Unis. Il dispose aussi d'une offre de télévision, mais le rapprochement avec DirecTV lui donnerait une dimension vraiment nationale sur ce marché, où les cartes s'apprêtent à être rebattues avec la fusion annoncée des deux plus gros câblo-opérateurs du pays, Comcast et Time Warner Cable.

Le rapprochement entre AT&T et DirecTV a été validé à l'unanimité par les conseils d'administrations des deux entreprises.

"C'est une opportunité unique, qui va redéfinir le secteur de la vidéo de divertissement et créer une entreprise capable de proposer de nouvelles offres combinées et d'apporter du contenu aux consommateurs sur de multiples écrans" tout en créant "de la valeur immédiatement et à long terme pour les actionnaires, fait valoir le PDG d'AT&T, Randall Stephenson, cité dans le communiqué.

AT&T s'attend à un effet positif sur son bénéfice par action dès la première année après le bouclage de la transaction, prévu d'ici douze mois, et chiffre les synergies à 1,6 milliards de dollars après trois ans.

Il précise qu'il compte céder sa participation dans l'opérateur de télécoms mexicain America Movil, propriété du magnat Carlos Slim, "pour faciliter la procédure d'approbation par les régulateurs en Amérique latine".

AT&T a pris les devants après avoir eu une mauvaise expérience en 2011, où il avait dû renoncer à fusionner avec un plus petit opérateur américain de téléphonie mobile, la filiale de Deutsche Telekom T-Mobile USA, à cause d'un veto des autorités américaines de la concurrence.

soe/mf

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