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Match nul à saveur de victoire pour Alcine

17/05/2014 11:00 EDT | Actualisé 17/05/2014 11:00 EDT
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À l'âge de 38 ans, Joachim Alcine avait tout à prouver, vendredi. En finale du premier gala de boxe présenté au Stade olympique depuis le fameux combat entre Sugar Ray Leonard et Roberto Duran en 1980, le Québécois d’origine haïtienne a sorti un autre lapin de son chapeau en soutirant un verdict nul face à un favori de la chaîne ESPN, l'Américain d'origine portoricaine Delvin Rodriguez.

Au terme d’un combat télédiffusé dans le cadre de l’émission Friday Night Fights du réseau ESPN2 où Alcine (35-7-2, 21 K.-O.) semblait avoir eu un léger avantage sur Rodriguez (28-7-4, 16 K.-O.), les juges ont remis des cartes de 95-95, 96-94 Alcine et d’un surprenant 97-93 Rodriguez.

Les 1025 partisans sur place ont conspué ce verdict.

«Si ça n’avait pas eu lieu sur ESPN, j’aurais remporté la décision. Si une revanche a lieu, je suis convaincu que j’aurai encore plus le-dessus. Il faut comprendre que j’ai fait mes sept derniers combats sans entraîneur», a lancé l’ex-champion du monde WBA des super-mi-moyens (154 lb) lorsque rencontré dans le vestiaire.

«Mais le match nul n’est pas grave en soi: je crois sincèrement que j'ai prouvé quelque chose. Je suis arrivé là et j'ai performé conte un boxeur actif et plus jeune que moi. Delvin m’a pris à la légère et je lui ai montré que Joachim était encore là, a-t-il renchéri. Me battre à Montréal m'amène à me surpasser. Ça me donne de l'énergie! Je veux continuer de plaire aux gens ici.»

Effectivement, «Ti Joa» semble réserver ses meilleures prestations lorsqu'il est de passage dans la métropole. Lors de sa dernière présence dans une arène montréalaise, le 10 décembre 2011, il avait également surpris en l'emportant sur David Lemieux.

L’ancien protégé du Groupe Yvon Michel (GYM) aimerait bien lacer les gants à nouveau à Montréal. Il a d'ailleurs lancé une invitation formelle à «danser» à un actuel poulain de GYM, Kevin Bizier.

«À 147 livres, je ne dirais certainement pas non pour affronter Bizier. Je ne sais toutefois pas si son clan accepterait», a-t-il avancé.

En demi-finale de la carte, l’ex-footballeur de Boston College (NCAA) Derric Rossy (29-8, 14 K.-O.) a pris la mesure de son compatriote Joe Hanks (21-2, 14 K.-O.) par décision majoritaire dans un face-à-face entre poids lourds américains.

Au terme de 10 rounds, les juges ont remis des cartes de 97-93 Rossy, 98-92 Rossy et 95-95.

Retour réussi pour Smichet et Lavallée

Outre Alcine, deux autres ex-membres de GYM étaient également de retour dans le ring lors de cette soirée et ils ont tous deux réussis leur pari.

Après une courte bagarre de 56 secondes où les coups ont plu à qui mieux-mieux, le Repentignois d’origine tunisienne Walid Smichet (21-7-3, 15 K.-O.) est revenu sur le sentier de la victoire après une absence de plus de quatre ans en prenant la mesure du Longueuillois François Miville (7-2, 3 K.-O.) par abandon.

Ce dernier, ancien bagarreur sur patins de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), a subi une blessure à l’épaule similaire à celle subie par Jean Pascal lors de son second choc contre Adrian Diaconu (en 2009) lorsqu’il est passé dans le vide avec un large crochet.

Incapable de se défendre en raison de la douleur, Miville n’a eu d’autre choix que de concéder l’affrontement à son rival.

«Je me sentais plus fort que lui. J’ai commencé tranquillement, mais il a décidé de partir fort. Je me suis alors dit: ‘Je suis plus fort que toi, j’ai plus d’expérience que toi.’ Je l’ai ébranlé et je me suis mis à le frapper de plus en plus. Il est ensuite passé dans le vide et j’ai frappé en même temps», a expliqué Smichet à sa sortie de l’arène.

Dans le duel de levée de rideau, le Montréalais Kevin Lavallée (12-0-1, 10 K.-O.) a lui aussi effectué un retour victorieux en triomphant de l’Américain James Owens (5-18, 2 K.-O.) par arrêt de l’arbitre.

Après trois assauts où son travail de sape au corps a porté fruit, l’athlète géré par Russ Anber a fini par convaincre l’officiel de mettre un terme à l’affrontement à sens unique, à 1:01 de la troisième reprise.

«Ça a relativement bien été. Je voulais laisser aller mes mains, mais j’ai un peu trop cherché le gros coup, a avancé le jeune cogneur âgé de 23 ans. J’avais un adversaire qui n’était pas venu pour se coucher et qui voulait échanger. Je m’attendais à ce qu’il vienne pour se battre puisqu’il avait déjà fait la limite avec Rances Barthelemy (champion du monde IBF des super-plumes).»

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