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Chine: arrestation de 7 suspects liés à l'attaque au Xinjiang (presse)

17/05/2014 01:57 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

La police chinoise a interpellé sept personnes soupçonnées d'être liées à l'attaque commise il y a trois semaines devant une gare d'Urumqi, dans la région du Xinjiang, a rapporté samedi un journal.

"Sept suspects en fuite ont été capturés le 14 mai par la police du Xinjiang, et font l'objet d'interrogatoires dans le cadre de l'enquête en cours", a écrit le quotidien officiel Global Times dans son édition en chinois.

Survenue le 30 avril, au dernier jour d'une visite du président chinois Xi Jinping dans la région, une attaque à l'arme blanche et à l'explosif devant la gare sud d'Urumqi avait fait un mort et 79 blessés. Deux des assaillants présumés avaient également trouvé la mort lors de l'attaque.

La police avait par la suite identifié l'un des agresseurs présumés, Sedirdin Sawut, un homme âgé de 39 ans originaire du sud du Xinjiang.

Les sept suspects que la police a interpellés cette semaine se trouvaient "dans une ferme de la ville de Changji, dans le district de Jimsar", non loin d'Urumqi, a ajouté le Global Times. Deux frères de Sedirdin Sawut, ainsi que son épouse et un de ses cousins, figurent parmi les personnes arrêtées, selon le quotidien.

Le Xinjiang, aux confins de l'Asie centrale, est une vaste région semi-désertique riche en ressources naturelles, dont les Ouïghours, musulmans turcophones, constituent la principale ethnie.

Elle est le théâtre de violences en nette recrudescence depuis plus d'un an, attribuées par Pékin à des séparatistes et fondamentalistes musulmans.

Alors que les Han, ethnie majoritaire en Chine, y ont afflué par millions ces dernières décennies, les Ouïghours se disent pour leur part harcelés par les autorités, oubliés par l'essor économique, et victimes d'une sévère politique répressive à l'encontre de leur religion et de leur culture.

jug/jh

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