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Boko Haram: les principales mesures du sommet de l'Elysée

17/05/2014 12:44 EDT | Actualisé 17/07/2014 05:12 EDT

Le Nigeria et ses voisins ont adopté samedi lors d'un sommet à Paris une série de mesures visant à renforcer leur coopération contre le groupe islamiste Boko Haram, auteur de l'enlèvement massif mi-avril de plus de 270 jeunes filles dans le nord-est du pays.

Selon les conclusions finales du sommet, les chefs d'Etat du Nigeria, du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Bénin ont décidé d'"immédiatement":

- "procéder à des patrouilles coordonnées";

- "mettre en place un système de partage du renseignement";

- "mettre en place des mécanismes d'échanges d'information sur les trafics d'armes et renforcer les mesures de sécurisation des stocks des armées";

- "mettre en place des mécanismes de surveillance des frontières".

Ils se sont également engagés à "mettre en place une cellule de fusion du renseignement" et à "instituer une équipe dédiée qui identifiera les moyens à mettre en oeuvre et élaborera dans un second temps une stratégie régionale de lutte contre le terrorisme, dans le cadre de la Commission du Bassin du Lac Tchad".

Au plan international, les participants au sommet se sont engagés à "accélérer la mise en place de sanctions internationales, en priorité dans le cadre des Nations unies, à l'encontre de Boko Haram, d'Ansaru (un mouvement dissident) et de leurs principaux responsables".

La France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l'Union européenne se sont engagés à "soutenir cette coopération régionale et à renforcer le dispositif international de lutte contre Boko Haram et de protection des victimes" (expertise technique, programmes de formation et soutien à des programmes de gestion des espaces frontaliers).

Ils se sont également engagés à "mobiliser les bailleurs de fonds en faveur de programmes favorisant le développement socio-économique des régions concernées", en particulier en faveur des femmes.

Tous les Etats ont par ailleurs "réaffirmé leur engagement en faveur des droits de l'Homme, et en particulier la protection des droits des jeunes filles victimes de violences, de mariages forcés ou menacés d'esclavage".

Le Royaume-Uni accueillera le mois prochain au niveau ministériel une "réunion de suivi" pour faire un point des progrès de ce plan d'action, précise le communiqué final du sommet.

alc/cf/jmc

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