POLITIQUE

Sam Hamad nie avoir reçu une contrepartie pour des dons politiques

16/05/2014 02:56 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT
Agence QMI

QUÉBEC - Le ministre du Travail, Sam Hamad, a assuré vendredi n'avoir jamais reçu de contrepartie en retour de contributions politiques.

M. Hamad, qui a été à l'emploi du cabinet de génie-conseil Roche de 1989 à 2003, a déclaré que ses dons ont toujours été réservés au Parti libéral du Québec.

«Je n'ai jamais demandé de remboursement et je n'ai jamais été remboursé pour mes dons politiques», a-t-il dit, dans un bref échange avec la presse parlementaire.

Des documents de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), qui ont servi à obtenir un mandat de perquisition des bureaux de Roche, indiquent qu'un système de remboursement des contributions politiques était en place dans l'entreprise.

Les vice-présidents de l'entreprise auraient chaque année reçu des primes afin de faire des dons précis aux partis politiques.

À l'Assemblée nationale vendredi, M. Hamad, qui a été vice-président de Roche de 1998 à 2003, a nié toute implication dans pareil stratagème.

«J'ai toujours contribué avec conviction et j'ai toujours donné au Parti libéral, à aucun autre parti, même quand le Parti québécois était au pouvoir», a-t-il dit.

La loi électorale interdit aux électeurs de recevoir une contrepartie en échange d'une contribution politique.

L'UPAC a perquisitionné les bureaux de Roche en janvier dernier mais les documents qui ont permis aux policiers d'obtenir leur mandat n'ont été dévoilés que le mois dernier et ce vendredi.

M. Hamad, qui a commencé à travailler pour Roche à partir de 1989, a défendu son intégrité.

«J'ai toujours respecté la loi, a-t-il dit. Personne ne m'a demandé de donner et je n'ai jamais assisté à aucune réunion de vice-présidents pour faire des contributions politiques.»

Le ministre a affirmé qu'il ignore tout du système allégué de remboursement de contributions politiques exposé dans les documents policiers.

«Je n'étais pas au courant, ça peut être arrivé dans les années après que je sois parti, a-t-il dit. Je suis parti depuis 12 ans alors peut-être que ces pratiques sont arrivées après.»

M. Hamad a déclaré vendredi n'avoir «jamais» été interrogé jusqu'ici par des enquêteurs de l'UPAC.

La députée Sylvie Roy, de la Coalition avenir Québec (CAQ), a souligné que les faits exposés dans un document rendu public vendredi par la Cour supérieure sont pourtant contemporains avec la période où M. Hamad était chez Roche.

Mme Roy a relevé qu'en 2001 et 2002, M. Hamad a donné chaque année le maximum alors permis par la loi au PLQ, soit 3000 $, mais qu'il a ensuite diminué ses contributions à partir de 2003, quand il a été élu pour la première fois.

«Je constate que ses convictions ont fondu comme neige au soleil, il n'a plus jamais redonné le maximum, a-t-elle dit. Son explication me semble un petit peu anémique et l'amnésie me semble aussi contagieuse chez les députés et les ministres libéraux.»

Par ailleurs, selon les documents de l'UPAC, l'ex-maire de Gaspé, François Roussy, a été invité par Roche à faire un voyage d'une semaine à Saint-Malo, en France, toutes dépenses payées, à l'occasion d'un congrès sur l'ingénierie. M. Roussy est maintenant attaché politique du député péquiste Gaétan Lelièvre.

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