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Nucléaire: divergences trop grandes pour commencer à rédiger un accord (Iran)

16/05/2014 01:13 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

Les divergences entre l'Iran et les grandes puissances étaient trop grandes pour commencer à rédiger un accord sur le nucléaire, a déclaré vendredi Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs iraniens, à la télévision d'Etat.

"Les divergences étaient trop grandes pour commencer à rédiger un texte d'accord", a déclaré M. Araghchi, à l'issue d'une session de négociations à Vienne entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne).

Il a précisé qu'il n'y avait pas eu "de progrès tangibles".

"C'était peut-être trop attendre que de penser que nous commencerions à rédiger le texte de l'accord dès cette première réunion", a-t-il ajouté.

Le responsable iranien a néanmoins affirmé la volonté de son pays à poursuivre les négociations.

"Il est naturel de ne pas faire beaucoup de progrès lors de cette première réunion, mais les deux parties sont déterminées à poursuivre les négociations", a-t-il dit.

"Le mois prochain de kordad (22 mai - 21 juin), nous aurons deux réunions", a-t-il précisé.

Et "nous espérons arriver à un accord final avant le 20 juillet et l'autre partie aussi à condition que les droits nucléaires de la nation iranienne soit clairement et totalement reconnus", a-t-il dit.

L'Iran et les puissances du groupe 5+1 ont mené cette semaine quatre jours de négociations dans l'espoir de commencer à rédiger un accord définitif pour mettre fin à la crise du nucléaire iranien qui dure depuis plus de dix ans.

M. Araghchi a ajouté qu'en cas d'absence d'accord, les deux parties auraient encore six mois pour poursuivre les discussions comme le prévoit l'accord intérimaire de Genève conclu en novembre 2013.

Selon cet accord, l'Iran a accepté de geler une partie de ses activités nucléaires contre une levée partielle des sanctions internationales.

"Ce n'est pas la fin du monde. Nous avons mené des négociations réelles pour commencer à rédiger un accord. Les négociations sont sérieuses et vont se poursuivre mais pour l'instant il n'y a pas eu de progrès mais cela ne signifie pas que c'est un échec", a-t-il encore dit.

Enfin, il a ajouté que "la question du programme balistique et de défense de l'Iran n'est pas négociable (...)Nous l'avons dit et nous le répétons encore".

sgh/vl

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