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Les inondations dans les Balkans font deux autres victimes

16/05/2014 10:15 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

SARAJEVO, Bosnie-Herzégovine - Les pluies diluviennes et les inondations qui frappent les Balkans depuis plusieurs jours ont fait deux nouvelles victimes en Bosnie, vendredi.

Un homme âgé a été tué par l'effondrement d'un mur dans la ville de Banja Luka. Les policiers tentent maintenant de sauver sa femme, qui est coincée sur la portion du toit qui tient toujours.

Un glissement de terrain survenu dans la ville orientale de Cerska a emporté une maison dans laquelle se trouvaient deux femmes, faisant au moins une victime. La boue a aussi déplacé une mosquée locale d'environ 100 mètres et seul le minaret est encore visible, a révélé l'imam Nurdin Grahic.

Une personne manque également à l'appel après qu'une embarcation utilisée par les secouristes se soient renversée.

Deux autres personnes, une femme qui avait refusé d'être évacuée et un pompier qui participait aux opérations de secours, avaient précédemment perdu la vie.

La Bosnie et la Serbie ont toutes deux réclamé l'aide de la communauté internationale. L'Union européenne, l'Allemagne et la Bulgarie ont offert leur aide. Le Luxembourg envoie 23 secouristes et six bateaux, pendant que l'Autriche envoie elle aussi six embarcations.

Quelque 6000 personnes ont été chassées de chez elles en Serbie et une équipe de secouristes russes est arrivée sur place.

En Bosnie, l'Union européenne a déployé trois hélicoptères et 130 hommes qui attendent seulement que la météo leur permette d'intervenir, tandis que l'armée bosnienne a repris ses évacuations par hélicoptère. Deux hélicoptères sont arrivés de Croatie et deux autres sont attendus de Slovénie.

Un responsable des services météorologiques serbes a indiqué que la région a reçu autant de pluie en trois jours qu'elle en reçoit normalement en trois mois. Statistiquement, a ajouté Goran Mihajlovic, de telles précipitations ne surviennent qu'une fois par siècle.

Les glissements de terrain pourraient aussi avoir déplacé certains des champs de mines antipersonnel qui contamine la Bosnie depuis la guerre de 1992-1995.

Les secouristes ont mis trois jours avant de pouvoir rejoindre la ville bosnienne de Maglaj. Un médecin tente maintenant de se rendre, en embarcation, jusqu'à une maison où une femme est sur le point d'accoucher.

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