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Les déboires de Henrik Lundqvist à Montréal ne garantissent rien, prévient le CH

16/05/2014 04:32 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Henrik Lundqvist a fait si piètre figure à Montréal, au fil des ans, que les Rangers ont pris l'habitude d'envoyer leur gardien réserviste dans la mêlée lorsqu'ils jouent au Centre Bell. Mais il faudra jeter toutes ces considérations par la fenêtre lorsque commencera la finale de l'Est entre le Canadien et la formation new-yorkaise, samedi après-midi.

«Ce ne sera pas un facteur important dans cette série, a affirmé Brandon Prust, qui a côtoyé Lundqvist pendant deux saisons et demie chez les Rangers avant de s'amener à Montréal. Il est considéré comme un des meilleurs gardiens et ce n'est pas pour rien.»

Reste que Lundqvist montre un dossier de 4-5-2 avec une moyenne de 3,87 et un pourcentage d'arrêts de ,876 en carrière à Montréal. Le gardien suédois n'a pas joué en sol québécois depuis une victoire en fusillade de 4-3 acquise au mois de mars 2009. Sa dernière victoire en temps réglementaire, au compte de 5-3, remonte à février 2008. C'est pourquoi son réserviste, Cam Talbot, a disputé les deux rencontres au Centre Bell cette saison. Avant lui, c'était à Martin Biron qu'incombait cette tâche.

«Carey Price n'a pas joué souvent à Boston en saison régulière et il a fait plutôt bien là-bas dans la dernière série, a fait remarquer Brendan Gallagher, en faisant allusion au fait que c'est habituellement Peter Budaj qui affronte les Bruins au TD Garden pendant l'hiver. Il ne faut pas accorder trop d'importance à ces choses-là.»

À tout le moins, les joueurs montréalais ne tiendront pas pour acquis que les buts viendront tout seul. Ils aborderont les matchs avec l'idée qu'ils devront gagner chèrement chacun des filets qu'ils inscriront.

«Il faudra s'assurer de foncer vers lui, lancer beaucoup dans la circulation lourde, semer la confusion autour de lui. Sa confiance est sa grande force, il faut éviter qu'il en gagne trop», a affirmé Prust.

«Il va faire des arrêts, c'est sûr, alors il ne faut pas se laisser gagner par la frustration, a noté Gallagher. Il faut s'assurer qu'il ne voit pas la rondelle. Il va falloir chercher à faire dévier des tirs, à récupérer les retours, des choses comme ça, pour être capable de marquer. C'est un très bon gardien, ce ne sera pas facile.»

Prust aimerait bien rendre service au Canadien en rappelant à Lundqvist ses piètres statistiques à Montréal lorsqu'il le croisera sur la glace, mais il est loin d'être certain que le gardien des Rangers va prêter l'oreille à ses paroles.

«On va lui faire savoir autrement, en fonçant vers lui et en lui rendant la vie difficile», a dit le robuste attaquant du CH, qui a dit avoir retrouvé ses jambes et l'énergie qu'il affichait au milieu de la saison.

Les Rangers ont toutefois plus que leur gardien comme atout, a rappelé Michel Therrien.

«Nous avons accompli quelque chose de bien en éliminant Boston, mais ils ont accompli quelque chose de très bien en revenant d'un déficit de 3-1 dans leur série contre Pittsburgh. Ils s'amènent avec beaucoup de confiance», a souligné l'entraîneur du Tricolore, qui a par ailleurs noté que les Rangers ont récolté seulement quatre points de moins que le CH au classement cet hiver.

«J'ai bien suivi leurs matchs, leurs trois derniers surtout, et l'équipe a été phénoménale. Ils ont de la profondeur à l'avant, ils jouent à quatre trios, ils ont des défenseurs solides et un excellent gardien. C'est une très bonne équipe de hockey que nous allons affronter.»

Après avoir disputé une série contre les Bruins qui opposait la vitesse à la robustesse, voilà que le Canadien affrontera une équipe new-yorkaise qui lui ressemble beaucoup.

«Il y a plusieurs éléments comparables, a reconnu Daniel Brière. À commencer par les gardiens de but, qui sont tous deux excellents. Ils ont six, sept et même huit bons défenseurs, comme nous. Ils ont quatre trios qui peuvent te faire mal. Ce qui est dangereux avec les Rangers, c'est une équipe complète. Ils ont beaucoup de profondeur.»

«Les deux équipes adoptent un tempo élevé, a quant à lui affirmé Prust. Elles ont toutes deux beaucoup de vitesse à l'avant, les défenseurs bloquent des tirs, elles ont d'excellents gardiens.»

Les deux formations ont par ailleurs affiché une résilience exemplaire jusqu'ici ce printemps. C'est là une qualité qui est à son comble en ce moment chez les Rangers, qui se sont regroupés autour de Martin St-Louis depuis que la mère de celui-ci est décédée.

Therrien est d'ailleurs conscient que les Rangers ont là un outil psychologique très puissant pour les guider sur la patinoire.

«Les équipes de hockey, souvent, sont comme des familles, a reconnu le pilote du CH. Ils se sont regroupés mais, de notre côté, nous formons une famille très unie aussi. Et on veut continuer notre parcours. On voit les Rangers comme un autre défi, un défi encore plus grand que le Lightning ou les Bruins.»

Ce sera la 15e fois dans l'histoire de la LNH que le Canadien et les Rangers s'affronteront en séries. Chaque équipe a remporté sept séries jusqu'ici. Lors du dernier duel entre les deux formations, en 1996, la formation new-yorkaise l'avait emporté en six matchs au premier tour.

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