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Le PC est pris à partie par ses rivaux sur les coupes d'emplois en Ontario

16/05/2014 07:12 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

TORONTO - La chef du Parti libéral de l'Ontario, Kathleen Wynne, a reconnu vendredi qu'elle s'entendait avec son rival progressiste-conservateur Tim Hudak sur au moins sur un point: l'enjeu clé de la campagne en vue des élections du 12 juin est la création d'emplois.

Tant Mme Wynne que la chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Andrea Horwath, s'en sont prises à la promesse de M. Hudak de couper 100 000 emplois dans le secteur public au cours d'un premier mandat d'un gouvernement progressiste-conservateur pour aider à éliminer le déficit de 12,5 milliards $ en deux ans.

Le plan de M. Hudak de couper environ 10 pour cent de la fonction publique provinciale signifierait moins de pompiers, d'inspecteurs de l'eau, d'enseignants, d'infirmières et de thérapeutes, a prévenu Mme Wynne lors d'un événement de campagne aux côtés d'infirmières à Toronto.

«J'estime qu'il faut commencer par embaucher des gens, pas par en licencier, a-t-elle déclaré. Je crois que l'emploi et la création d'emplois, plutôt que les coupes, devraient être les priorités, et c'est clairement l'enjeu de cette campagne.»

M. Hudak a répondu qu'il fallait «couper dans le gras pour pouvoir investir dans les premières lignes», et a promis de réduire la bureaucratie dans les conseils scolaires et de fermer le Réseau local d'intégration des services de santé établi par les libéraux.

«Il n'y a rien de plus frustrant pour quelqu'un pris dans les embouteillages, quelqu'un qui a payé ses impôts, de voir tant d'argent gaspillé dans la bureaucratie en santé et dans les conseils scolaires», a exprimé le chef progressiste-conservateur en campagne sur les questions de transports.

Mme Wynne a dit douter de l'absence d'impact des coupes d'emplois et de dépenses prévues par M. Hudak sur les soins de santé, les services de police ou les inspections d'eau.

La chef libérale a dit avoir cherché à faire valoir son point en faisant campagne, jeudi, à Walkerton, où la contamination de l'eau à l'E. coli avait entraîné la mort de sept personnes et rendu des milliers de gens malades en mai 2000.

La tragédie de l'eau contaminée avait été blâmée en partie sur les coupes du gouvernement de l'ancien premier ministre Mike Harris, qui avait privatisé la vérification de la qualité de l'eau et sabré des emplois au ministère de l'Environnement.

«Si nous devons apprendre des décisions prises dans le passé, alors nous devons nous souvenir de leur nature, nous devons nous attarder aux impacts qu'elles ont eus et donc, lorsque M. Hudak affirme qu'il coupera 100 000 emplois au gouvernement, nous devons comprendre ce que cela signifie», a exposé Mme Wynne.

De son côté, Mme Horwath a lancé des salves à M. Hudak et Mme Wynne durant un arrêt à Sarnia, où elle promettait de contribuer à réduire les factures d'électricité.

«Les gens sont très très méfiants à l'égard d'un gouvernement conservateur de M. Hudak qui enverrait au chômage 100 000 personnes en Ontario», a soutenu la chef néo-démocrate, ajoutant que les gens avaient aussi perdu confiance envers un gouvernement libéral «gaspilleur» et «frappé par les scandales».

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