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La ronde de négociations sur le nucléaire iranien prend fin sans avancées

16/05/2014 05:04 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

VIENNE, Autriche - Les pourparlers nucléaires avec l'Iran se sont de nouveau retrouvés dans l'impasse, vendredi, jetant une ombre sur les précédentes avancées et réduisant les attentes quant à la conclusion d'un accord d'ici le 20 juillet pour freiner le programme nucléaire iranien et mettre fin aux sanctions qui visent la République islamique.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a admis que la rencontre entre l'Iran et six grandes puissances n'avait permis «aucun progrès» vers un accord préliminaire visant à mettre fin à une décennie de méfiance occidentale face aux ambitions nucléaires iraniennes, en échange d'un allégement des sanctions.

«Nous avons échoué», a-t-il lancé aux journalistes à Vienne, en Autriche. Mais tout en se disant déçu, il a affirmé que le résultat des trois jours de négociations qui ont pris fin vendredi n'était rien d'autre qu'un retard dans les tentatives continues de parvenir à un accord.

Un haut responsable américain a affirmé, sous le couvert de l'anonymat, qu'il y avait de «grandes difficultés» à avancer ensemble vers une position commune et que des différences «significatives» persistaient entre les deux parties.

M. Araghchi et le responsable américain ont tous deux indiqué que d'autres discussions étaient prévues en juin, mais aucune date n'a été annoncée.

L'incapacité d'avancer dans les discussions a assombri l'optimisme qui s'était installé depuis la reprise des négociations le 18 février en vue d'un accord global. Bien que des diplomates aient fait part de certains progrès avant la plus récente ronde de négociations, ils avaient aussi souligné que des discussions difficiles devraient avoir lieu sur certains dossiers, notamment le programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran.

Selon M. Araghchi, des différences persistent sur plus d'une dizaine de questions. Un responsable occidental proche des discussions a indiqué que l'enrichissement d'uranium faisait partie des sujets les plus controversés.

M. Araghchi a laissé entendre que d'autres discussions pourraient être nécessaires entre son pays et le «groupe des Six» — les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne — avant que l'élaboration d'un accord préliminaire puisse commencer. De tels délais pourraient repousser les négociations au-delà de l'échéancier du 20 juillet, mais les deux parties se sont déjà entendues sur une prolongation pouvant aller jusqu'à six mois, si nécessaire.

«Dans les précédentes rondes de négociations, nous n'avons eu que des séances de remue-méninges», a dit le vice-ministre iranien des Affaires étrangères. «L'objectif de cette ronde était d'élaborer un accord préliminaire (et) nous sentons que les différences sont toujours présentes. Et nous devrions attendre le moment où (...) les positions seront plus proches.»

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