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HRW dénonce une vague de 'disparitions forcées au Rwanda'

16/05/2014 01:39 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

Depuis bientôt trois mois de plus en plus de personnes sont portées disparues au Rwanda ou ont été victimes de "disparitions forcées", a déclaré vendredi Human Rights Watch (HRW), appelant les autorités à enquêter.

"Un nombre croissant de personnes ont été victimes de disparitions forcées ou sont portées disparues au Rwanda depuis mars 2014", affirme l'ONG de défense des droits de l'Homme.

Selon HRW, "beaucoup de cas ont eu lieu dans le district de Rubavu, dans la province de l'Ouest" à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC).

"Certaines des personnes" disparues "ont été arrêtées par des soldats de la Force de défense du Rwanda (RDF) (l'armée nationale rwandaise) et (...) pourraient être détenues par l'armée", affirme HRW.

HRW assure avoir collecté des informations sur au moins 14 cas de disparitions forcées ou de disparitions dans le district de Rubavu dans le nord-ouest du pays.

L'ONG de défense des droits de l'Homme assure également détenir des informations sur plusieurs autres cas dans le district de Musanze dans le nord du pays et à Kigali, la capitale.

"Si les personnes qui ont disparu de force ont été arrêtés, les autorités devraient immédiatement reconnaître leur détention, révéler l'endroit où se trouvent ces personnes et leur permettre d'avoir accès à leurs familles et à un avocat", plaide HRW.

"Les disparitions forcées sont un crime odieux, notamment en raison de l'angoisse et les souffrances qu'ils causent à la famille et aux amis (des disparus)", a déclaré Daniel Bekele, le directeur pour l'Afrique de HRW cité dans le communiqué.

"La police et les autorités judiciaires rwandaises ont des obligations strictes et absolues d'enquêter d'une manière approfondie sur tout cas de disparition forcée", poursuit M. Bekele.

Selon HRW, les informations récoltées, "indiques que certaines personnes qui ont subies une disparition forcée pourraient avoir été arrêtés car soupçonnées d'être membres, ou de travailler avec les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)".

Les FDLR sont des rebelles hutu rwandais qui sévissent dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et dont certains membres sont accusés d'avoir participé au génocide au Rwanda qui a fait, entre avril et juillet 1994, environ 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi.

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