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Près de 500 sanctions en un an pour harcèlement sexuel dans l'armée américaine

15/05/2014 08:39 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - L'armée américaine a congédié ou imposé des mesures disciplinaires à près de 500 employés pour harcèlement sexuel sur une période de 12 mois, et près de 13 pour cent des plaintes déposées impliquaient des récidivistes, selon des données qui viennent d'être rendues publiques.

Le Pentagone a publié jeudi son premier rapport sur le harcèlement sexuel, après des mois de critiques du Congrès sur la façon dont le département de la Défense gère les cas d'agressions sexuelles et de crimes apparentés.

D'après ce rapport, il y a eu 1366 plaintes pour harcèlement sexuel déposées durant l'année financière ayant pris fin le 30 septembre, impliquant 496 contrevenants au sein des différents services de l'armée et de la garde nationale. Les responsables admettent que comme dans les cas d'agression sexuelle, les incidents de harcèlement sexuel ne sont souvent pas rapportés aux autorités, et affirment que des efforts concertés seront faits pour que ces cas soient davantage rapportés.

Le harcèlement sexuel comprend les avances sexuelles non désirées, les demandes de faveurs sexuelles et d'autres comportements verbaux ou physiques de nature sexuelle liés à l'emploi d'une personne ou qui interfèrent avec son travail.

Le rapport révèle que dans la vaste majorité des cas, la victime était une jeune femme subalterne, tandis que le contrevenant était un simple soldat, souvent de la même unité. Le lieu le plus fréquent des incidents de harcèlement sexuel est une base militaire.

Plus de la moitié des plaintes impliquaient un comportement grossier ou offensant, tandis que 40 pour cent des cas ont été décrits comme des attentions sexuelles non désirées. La plupart impliquaient un comportement verbal.

Près de 60 pour cent des plaintes ont été prouvées. Les sanctions comprenaient notamment des procès en cour martiale, des congédiements, des baisses de salaire, des rétrogradations, des lettres de réprimande et d'autres sanctions administratives.

Le rapport établit un lien entre le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles, en affirmant que selon les sondages, jusqu'à 30 pour cent des femmes et 19 pour cent des hommes disant avoir été agressés sexuellement ont aussi été harcelés sexuellement par leur agresseur avant ou après l'agression.

Le rapport affirme par ailleurs que les services militaires sont au courant du grand nombre de récidivistes dans les rangs de l'armée et qu'ils prennent des «mesures appropriées» face à cette situation.

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