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L'ancien de l'Impact Davy Arnaud est retombé sur ses pattes avec D.C. United

15/05/2014 06:08 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Parmi les joueurs de foot que les partisans de l'Impact connaissent bien, il y a en au moins un qui connaît une bonne saison présentement: l'ancien capitaine du onze montréalais, Davy Arnaud.

La remarque n'est pas banale puisque le vétéran milieu de terrain de 33 ans joue régulièrement cette année avec le D.C. United, une équipe qui occupe le troisième rang dans l'Association Est avec une fiche de 4-3-2. Arnaud a marqué deux buts et disputé 688 minutes de jeu en neuf matchs, dont huit départs, avec l'équipe.

Arnaud participe ainsi à un revirement de situation important à Washington, où l'équipe n'avait récolté que trois victoires en 2013.

«La direction a fait plusieurs changements, en allant chercher des vétérans de la MLS afin de les jumeler aux bons jeunes joueurs qu'ils avaient déjà. Nous avons un bon mélange, ça va bien jusqu'à maintenant, a expliqué Arnaud. Nous avons perdu nos deux premiers matchs, mais nous connaissons une belle petite séquence depuis ce temps-là.»

Arnaud affrontera, ce samedi à Washington, ses anciens coéquipiers de l'Impact pour la première fois depuis qu'il a été échangé en retour des deux places d'étranger, en décembre dernier. Il affirme que ça lui fera un petit quelque chose d'affronter des joueurs qu'il a côtoyés à l'entraînement pendant deux ans, même s'il reconnaît que ce rendez-vous n'aura pas la même ampleur sur le plan émotif qu'à son premier match contre le Sporting de Kansas City — là où il a joué pendant 10 ans avant de s'amener à Montréal.

L'ancien capitaine de l'Impact ne peut évidemment pas se prononcer sur les déboires du club montréalais cette saison, même s'il a gardé contact avec des joueurs comme Patrice Bernier, Evan Bush, Justin Mapp et Collen Warner. Il a toutefois vécu le déclin de la fin de saison dernière et bien qu'il ait hésité à s'avancer là-dessus, il a un peu levé le voile sur une léthargie qui s'est amorcée à la mi-septembre 2013 et qui semble se prolonger cette année.

«Au début de l'année (2013), les choses allaient bien, nous jouions d'une certaine manière et nous avions du succès. Puis, en milieu de saison, nous nous en sommes éloignés, il y a des failles qui ont commencé à apparaître. L'humeur et l'atmosphère dans l'équipe ont changé. Je ne sais pas si on peut mettre le doigt dessus et dire que c'est une chose en particulier.

«Vous voyez les mêmes choses que je vois, a ajouté Arnaud. Je trouve qu'une équipe doit jouer d'une certaine façon, qu'elle a besoin d'un certain type de joueur, des joueurs capables de connaître du succès dans la MLS. Je crois qu'il y a des avantages à aligner des joueurs qui ont vu neiger un peu dans cette ligue. L'Impact a ça, ils ont plusieurs joueurs qui ont beaucoup d'expérience — mais la chimie n'opère pas toujours.»

Selon certaines rumeurs, la cassure survenue pendant la saison 2013 serait attribuable au fait que Marco Schällibaum a arrêté de s'impliquer dans la gestion détaillée de l'équipe. Arnaud ne valide pas.

«Je ne dirais pas ça. J'ai vraiment pris plaisir à jouer pour Schällibaum. J'ai des tonnes de respect pour lui, j'aime la façon qu'il faisait les choses. Des choses arrivent...»

Arnaud se dit fier de son passage au Québec. Et pas seulement parce qu'on se souviendra toujours de lui parce qu'il a été le premier buteur et le premier capitaine dans l'histoire de l'équipe.

«Je retire aussi beaucoup de fierté du travail que nous avons fait en tant que groupe — les joueurs et les entraîneurs —, du boulot qu'on a fait la première année pour trouver nos repères après un départ difficile, a-t-il noté. Nous avions disputé huit de nos 10 premiers matchs sur la route, ce qui, dans la MLS, n'est pas facile, surtout pour des joueurs qui ne se connaissaient pas. La façon dont nous avons joué cet été-là, jusqu'en fin d'année, j'ai trouvé que ç'a été excellent. Nous sommes passés près de participer aux séries, et nous avions surtout mis en place une bonne base. Nous avions instauré quelque chose avec ce groupe, un quelque chose qui, si on lui avait laissé un peu plus de temps pour mûrir, aurait pu devenir quelque chose de spécial.»

On peut effectivement se demander de quoi aurait l'air l'Impact aujourd'hui si Jesse Marsch était resté, au lieu de quitter après un an. Arnaud laisse entendre que le club ne serait certainement pas en pire posture qu'il ne l'est maintenant.

«J'ai trouvé que Jesse et ses adjoints ont fait de l'excellent travail. Ils n'avaient pas la tâche facile. Le travail qu'ils ont fait, c'était très bien. J'ai eu du plaisir à jouer pour eux et je sais que plusieurs des joueurs dans l'équipe en ont eu aussi. Je pense que c'est un excellent 'coach'.»

L'erreur fatale de Marsch aura peut-être été de tenir tête à Alessandro Nesta. Les deux, semble-t-il, ont échangé des mots durs en coulisses à au moins une occasion en 2012.

«Ah! Je ne sais pas. Je vais laisser quelqu'un d'autre répondre à ça!», a conclu Arnaud.

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