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Grand Prix de France - Qui peut arrêter Marquez ?

15/05/2014 07:36 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

Le circuit atypique du Mans et les conditions météo toujours changeantes lors du Grand Prix de France pourraient permettre à de nombreux pilotes de mettre un terme dimanche à la série victorieuse de l'Espagnol Marc Marquez en MotoGP.

"A partir d'aujourd'hui, je dois penser qu'il y a des courses qu'on ne pourra pas gagner. Quand on arrive à ce niveau, on pense qu'on peut tout rafler mais il va falloir commencer à gérer", déclarait Marquez, tenant du titre, à l'issue de son brillant succès au Grand Prix d'Espagne le 4 mai.

Marquez, qui vient de signer pour deux années supplémentaires chez Honda, rejoindrait Giacomo Agostini s'il remportait une cinquième victoire de rang en autant de courses depuis le début de la saison, une performance qui remonte à 1972 lorsque le "roi Ago" survolait la catégorie.

Troisième l'an passé à l'occasion de sa première course en MotoGP sur une piste humide, Marquez devra trouver la solution sur un tracé "stop and go" d'un peu plus de 4 km de long, doté de 9 virages à droite et 4 à gauche dont la plupart se prennent à des vitesse lente.

Dans ce contexte, le comportement de la moto devra être irréprochable lors des périodes de freinage tandis que le train arrière sera censé offrir une parfaite adhérence pour sortir des virages.

Le manufacturier Bridgestone, qui a annoncé à Jerez qu'il quitterait les Grand Prix fin 2015, proposera aux pilotes une variété de pneus tendres et asymétriques offrant une gomme plus dure sur le flanc droit.

Les moto "Open", telles que les Ducati, avec Andrea Dovizioso et Cal Crutchlow ou les Yamaha de l'écurie Forward, pilotées par Aleix Espargaro et le vétéran Colin Edwards, pourraient tirer leur épingle du jeu si la piste devient vraiment froide. Par règlement spécial, ces motos, moins puissantes que les Honda et Yamaha d'usine, peuvent en effet chausser des pneus "extra soft", un avantage non négligeable.

- Pedrosa, Rossi et Lorenzo en pointe -

Pour cela, il faudrait également que les pilotes d'usine soient "conciliants"... Et ne rien attendre de Dani Pedrosa, trop heureux d'avoir réussi enfin à vaincre l'an passé en catégorie reine sur le circuit Bugatti. Le Catalan qui n'est pas descendu du podium depuis le début de la saison occupe la deuxième place du Championnat derrière Marquez. A 28 points tout de même, soit plus que le "prix" d'une victoire.

Quant aux pilotes Yamaha, Valentino Rossi -trois fois vainqueur en 2002, 2005 et 2008- et Jorge Lorenzo -trois fois également en 2009, 2010 et 2012- ils considèrent que leur M1 est beaucoup plus "facile" à piloter en pneu soft qu'en pneu dur. En outre, l'Italien vient de signer une belle deuxième place à Jerez et Lorenzo doit absolument se relancer s'il veut reconquérir son titre abandonné pour 4 points l'an passé à Marquez.

Reste la météo incertaine qui doit obliger les pilotes à être opérationnels dès les premiers essais libres.

En Moto2, l'Espagnol Esteve Rabat, victorieux deux fois sur quatre depuis le début de la saison, tentera d'effacer sa 4e place de Jerez, due à des soucis mécaniques. De son coté, le vainqueur du Grand Prix d'Espagne, Mika Kallio, tentera de faire aussi bien voire mieux que l'an passé où il avait terminé deuxième derrière Scott Redding, passé depuis en MotoGP.

En Moto3, l'Australien Jack Miller et l'Italien Romano Fenati, tous deux sur KTM se sont partagés les victoires jusqu'à présent et leur empoignade devrait se poursuivre au son rauque de leur monocylindre 4 temps.

syd/pga/jgu

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