POLITIQUE

Bureau du NPD à Montréal: Mulcair se défend en comité parlementaire

15/05/2014 12:32 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

Le chef du Nouveau parti démocratique (NPD) Thomas Mulcair a répété au comité parlementaire, jeudi à Ottawa, que l'ouverture d'un bureau régional à Montréal respectait toutes les règles du Parlement relatives à l'utilisation des ressources de la chambre.

« Le tout a été mis en place après maintes et maintes consultations avec l'administration de la Chambre des communes, incluant les services juridiques, les services financiers et les agents du service de la paye et des services sociaux », a déclaré M. Mulcair. Ce fut tellement le cas que les chèques de paye ont été retardés jusqu'à la fin de novembre 2011, le temps que tout soit approuvé. »

Placé sur la défensive au cours des derniers jours, M. Mulcair a contre-attaqué devant les membres du comité permanent de la procédure et des affaires de la chambre. Il s'est montré plutôt cinglant envers ses détracteurs, notamment à l'endroit du député conservateur Stephen Woodworth, le qualifiant au passage de « coco ».

Le chef de l'opposition a indiqué avoir ouvert un bureau régional à Montréal dans le but de décentraliser l'organisation et d'offrir plus de service aux citoyens.
La pratique habituelle est d'avoir un tel bureau à Ottawa afin d'appuyer les députés du parti à la Chambre.

Le parti avait décidé d'ouvrir un bureau à Montréal au lendemain de la vague orange de l'élection fédérale de 2011. Le parti payait le loyer du bureau, mais les salaires de la dizaine d'employés y étaient payés par la Chambre des communes.

Le comité parlementaire tente de déterminer si le NPD a respecté les règles parlementaires en finançant partiellement le fonctionnement de ce bureau avec les fonds parlementaires. Les adversaires du NPD, le Parti conservateur et le Parti libéral, ont rapidement soulevé des questionnements sur cette pratique. Ils craignent que des fonds gouvernementaux aient servi à des activités partisanes.

« La mauvaise utilisation de fonds publics est un enjeu extrêmement sérieux », a déclaré le chef libéral Justin Trudeau, mercredi.

Le ministre de l'Industrie, James Moore, abondait dans le même sens. « C'est le NPD, qui est vraiment à la Chambre des communes, qui parle comme le parti des peuples. Maintenant, on voit qu'il y a de l'abus au côté du NPD. Il y a beaucoup de questions auxquelles il faut répondre », a avancé M. Moore.

Le NPD a établi des bureaux semblables à Québec et à Toronto. Il était en train d'en installer un nouveau en Saskatchewan, là où il ne compte aucun député. Or, le mois dernier, le Bureau de régie interne a modifié les règles pour interdire à des employés payés par la Chambre des communes de travailler dans des locaux financés par un parti politique.

INOLTRE SU HUFFPOST

THOMAS MULCAIR