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L'OMS ne s'inquiète pas encore du syndrome respiratoire du Moyen-Orient

14/05/2014 10:00 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT

LONDRES - La propagation étrange d'un virus respiratoire au Moyen-Orient et ailleurs ne constitue pas encore une crise mondiale de santé publique, en dépit d'une hausse récente du nombre de cas détectés, a prévenu mercredi l'Organisation mondiale de la Santé.

L'OMS a fait cette annonce au terme d'une rencontre consacrée au syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRMO).

Le SRMO a infecté environ 500 personnes et fait 145 victimes depuis 2012, surtout au Moyen-Orient. La majorité des cas ont été rapportés en Arabie saoudite, mais des infections ont aussi été décelées en Asie, en Afrique du Nord, en Europe et aux États-Unis.

Le SRMO provoque tout d'abord des symptômes grippaux, mais il peut se transformer en pneumonie et en troubles respiratoires. Il peut également provoquer une défaillance rénale, voire la mort, dans les cas les plus graves.

Un dirigeant de l'OMS, le docteur Keith Fukuda, a indiqué qu'on ne dispose pas encore de preuves solides démontrant que le virus se transmet facilement d'une personne à l'autre.

Les Pays-Bas ont annoncé, mercredi, la découverte d'un premier cas sur leur territoire. L'homme s'était récemment rendu en Arabie saoudite, et il a été placé en isolement dans un hôpital de La Haye.

Certains experts croient que la propagation du SRMO ressemble étrangement à celle du SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère, en 2003. Le SRAS avait infecté environ 8000 personnes et fait près de 800 morts. Le SRMO et le SRAS sont des cousins génétiques.

Les scientifiques ne savent pas exactement comment le SRMO infecte les humains, mais ils croient que la maladie est associée aux chameaux. Ils recommandent donc d'éviter tout contact avec ces animaux ou leurs produits.

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