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L'Iran favorable à des négociations avec l'Arabie saoudite (vice-ministre)

14/05/2014 04:37 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

L'Iran est favorable à des négociations avec l'Arabie saoudite pour favoriser un rapprochement entre les deux pays et régler les problèmes régionaux, a déclaré mercredi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian.

M. Amir-Abdollahian réagissait à une déclaration mardi du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, affirmant que son pays était prêt à "négocier" avec l'Iran pour améliorer les relations, très tendues ces dernières années, entre les deux pays.

"Nous accueillons favorablement des négociations et des rencontres (avec les responsables saoudiens) pour régler les problèmes régionaux, régler les ambiguïtés et développer nos relations", a déclaré le responsable iranien, cité par l'agence officielle Irna.

"L'Iran est un voisin (...) avec qui nous allons négocier", avait déclaré à la presse le prince Saoud, précisant qu'une invitation avait été envoyée à son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, à venir à Ryad.

"Nous n'avons pas encore reçu d'invitation écrite mais une rencontre entre les deux ministres est à l'agenda", a répondu M. Amir-Abdollahian.

L'Arabie saoudite, puissance sunnite régionale, avait jusqu'ici ignoré les appels du pied de l'Iran, puissance chiite de la région qui cherche à rassurer ses voisins du Golfe, notamment sur son programme nucléaire controversé.

M. Zarif s'est récemment rendu dans toutes les monarchies arabes du Golfe à l'exception de l'Arabie saoudite, faute d'invitation.

La plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG, Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) s'inquiètent des conséquences d'un accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances qui prévoit un gel du programme nucléaire iranien en contrepartie d'un allègement des sanctions frappant ce pays.

La méfiance entre le CCG et l'Iran, depuis l'avènement de la République islamique en 1979, s'est récemment accentuée avec le conflit en Syrie. Téhéran soutient en effet le régime de Bachar al-Assad alors que la majorité des pays du CCG, Arabie en tête, appuient les rebelles.

Ils s'opposent aussi à propos de Bahreïn, dirigé par une dynastie sunnite soutenue par Ryad alors que l'Iran soutient le mouvement de contestation de la population à majorité chiite.

sgh/vl

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