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Lev Tahor: les interventions pour protéger les enfants de la secte analysées

14/05/2014 11:24 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) analysera les interventions menées au sein de la secte ultraorthodoxe juive Lev Tahor afin d'assurer la protection des enfants membres de cette communauté.

Selon un communiqué de la CDPDJ diffusé mercredi, l'étude visera à établir si les gens qui sont intervenus dans ce dossier disposaient des moyens «cliniques, des mécanismes administratifs et des leviers juridiques appropriés».

En entrevue à La Presse Canadienne, le vice-président de l'organisation, Camil Picard, a ajouté que l'exercice permettra également de vérifier si «les outils québécois actuellement en place sont adaptés aux nouvelles réalités très complexes des situations des enfants qui sont dans des communautés dites sectaires».

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, a été avisée la semaine dernière du lancement de cette démarche, qui devrait se conclure avant la fin de l'année.

D'ici là, divers acteurs liés aux domaines de la santé, des services sociaux, de l'éducation, de la sécurité publique et de la justice seront invités à se prononcer.

M. Picard a dit qu'«on va aller vérifier auprès d'eux (...) s'il y a eu des pépins particuliers dans le fonctionnement de leurs différents réseaux».

Lorsqu'il a été questionné à savoir si les opinions des membres de la secte Lev Tahor seraient également prises en considération, il a indiqué que c'était «une possibilité».

Au bout du compte, le vice-président de la CDPDJ a précisé que son organisation produira «un avis neutre» et «certainement des recommandations destinées aux décideurs» provinciaux.

La communauté Lev Tahor a déjà fait couler beaucoup d'encre. Elle était implantée à Sainte-Agathe-des-Monts jusqu'à l'automne dernier. En novembre, certains de ses membres ont soudainement quitté la région des Laurentides et mis le cap sur le sud-ouest de l'Ontario.

Bien avant leur départ du Québec, ils avaient soulevé des inquiétudes en raisonnotamment des mesures d'hygiène, de discipline et d'éducation en place au sein de la secte.

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