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Le pétrole dépasse les 102 dollars le baril à New York avant les stocks US

14/05/2014 09:45 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole se hissaient au-dessus des 102 dollars le baril mercredi à New York, peu après l'ouverture, dans un marché se préparant à la parution de chiffres sur les stocks pétroliers américains et surveillant l'évolution de la situation en Ukraine.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin s'appréciait de 57 cents, à 102,27 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau plus atteint depuis fin avril.

Les cours de l'or noir coté à New York bénéficiaient à l'ouverture de la fébrilité du marché "avant un rapport (hebdomadaire) qui devrait notamment montrer une forte baisse des réserves d'essence", a estimé John Kilduff, de Again Capital.

Le département américain de l'Énergie (DoE) doit communiquer ses chiffres sur les réserves américaines de brut pour la semaine terminée le 9 mai à 14H30 GMT.

Selon l'association professionnelle API, qui fait part de ses propres estimations à la veille des statistiques du DoE, les réserves d'essence ont en effet chuté de plus de 2 millions de barils, contre une hausse de 910.000 barils des stocks de brut et de 880.000 des produits distillés.

Pour les analystes interrogés par l'agence Dow Jones, les stocks de brut sont restés inchangés la semaine dernière. Les réserves d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient respectivement gonflé de 100.000 et 600.000 barils.

Les stocks de brut avaient reculé de près de 2 millions de barils la semaine dernière, interrompant une progression quasi-continue depuis le début de l'année. Ils avaient atteint fin avril un niveau record depuis 1931, en données mensuelles, à presque 400 millions de barils.

Le marché digérait aussi le fait "que l'administration Obama considère sérieusement la levée d'une interdiction sur les exportations de brut américains" au lendemain de déclarations du "secrétaire américain à l'Energie, Ernest Moniz, qui a estimé que les capacités de raffinage actuelles aux Etats-Unis étaient inadaptées face au boom de la production de brut américain", a expliqué Phil Flynn, de Prices Futures Group.

Lors d'un passage à Séoul en début de semaine, M. Moniz a indiqué que l'éventualité de l'exportation de brut américain était "à l'étude".

Une loi adoptée aux Etats-Unis en 1975, dans le sillage du choc pétrolier de 1973, interdit l'exportation de pétrole brut américain, les produits raffinés échappant à cette interdiction.

Sur le front géopolitique, "la situation en Ukraine continue à faire peur", a par ailleurs noté M. Kilduff.

Kiev s'efforçait mercredi de lancer un "dialogue national" face à une menace de sécession de l'Est en proie à une insurrection armée pro-russe et à des violences meurtrières.

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