NOUVELLES

La Suède finance l'exportation de son modèle social dans le textile

14/05/2014 08:07 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT

L'agence suédoise d'aide au développement (Sida) a annoncé mercredi un projet, cofinancé avec le géant du prêt-à-porter H&M, pour exporter le "modèle" social du pays dans l'industrie textile de pays asiatiques et africains.

Les deux partenaires ont indiqué dans un communiqué avoir signé un accord pour promouvoir "l'emploi, le développement durable et le respect des droits de l'homme" dans ces pays en développement.

Un tel partenariat, avec également l'Organisation Internationale du Travail, est déjà en place au Bangladesh et au Cambodge. Sida et H&M ont dit vouloir l'étendre à "des pays comme l'Éthiopie et la Birmanie".

"Nous assistons aujourd'hui à une forte croissance en Afrique et à un intérêt entre autres de l'industrie manufacturière pour s'implanter là-bas. Quand nous renforçons la collaboration entre l'aide publique suédoise et le secteur privé nous apportons avec nous l'expérience accumulée en Asie pour contribuer à un développement durable et équilibré dans les nouveaux pays émergents", a souligné la directrice générale de Sida, Charlotte Petri Gornitzka.

"Avec notre expérience du modèle suédois nous pouvons installer un dialogue entre différents acteurs autour des droits des salariés, qui est une condition préalable à la stabilité à son tour importante en vue de notre implantation à long terme dans un pays", a expliqué le directeur général de H&M, Karl-Johan Persson.

H&M tâche de présenter le visage d'une entreprise responsable socialement, qui se fournit auprès d'industriels offrant à leurs ouvriers des conditions de travail et des salaires décents.

L'objectif proclamé du groupe est de parvenir à des salaires "justes" pour 850.000 ouvriers en 2018. Mais il ne donne que peu de détails sur les 1.900 usines qui fabriquent ses produits, ne précisant pas par exemple la part de chaque pays dans son approvisionnement.

Interrogé sur les montants prévus, Sida n'a répondu que pour le Bangladesh, où 10 millions de couronnes (1,1 million d'euros) doivent être dépensés sur une période non précisée, et le Cambodge, où la somme est de 5,7 millions de couronnes (plus de 600.000 euros).

hh/amp/cgu

HENNES & MAURITZ

PLUS:hp