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Afrique du Sud: suspension du procès Pistorius car il subira une évaluation

14/05/2014 04:54 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

PRETORIA, Afrique du Sud - Le procès pour meurtre de l'athlète paralympique Oscar Pistorius a été interrompu mercredi, quand la juge a ordonné qu'il subisse une évaluation psychiatrique.

Le procès pourrait être suspendu pendant deux mois.

La juge Thokozile Masipa a rendu cette décision après que le procureur en chef Gerrie Nel ait demandé, lundi, une évaluation psychiatrique de Pistorius.

Le procureur a soumis cette requête quand une experte appelée à témoigner par la défense a affirmé que Pistorius souffre d'un trouble anxieux généralisé.

Cette psychiatre, Merryl Vorster, a suggéré que l'anxiété du champion paralympique ait pu influencer sa réaction à une perception de menace comme celle d'une présence inconnue dans sa maison.

Elle a ajouté que certains événements survenus dans la vie d'Oscar Pistorius, comme l'amputation de ses deux jambes sous le genou à l'enfance et l'habitude qu'avait sa mère de dormir avec une arme sous l'oreiller, ont pu contribuer à augmenter son niveau de stress.

Oscar Pistorius est accusé du meurtre prémédité de sa conjointe, Reeva Steenkamp, dans la nuit du 14 février 2013. Il a maintes fois affirmé qu'il croyait qu'il avait affaire à un intrus, quand il a tiré plusieurs coups de feu à travers la porte de la salle de bain de leur résidence.

Pistorius pourrait être acquitté s'il est trouvé non criminellement responsable en raison d'une maladie mentale. Ses avocats pourraient aussi évoquer des problèmes de santé mentale pour demander une sentence plus clémente.

La juge Masipa a expliqué que le tribunal est mal outillé pour mesurer la validité du diagnostic de la docteure Vorster. Elle a ajouté qu'il est important d'évaluer la santé mentale de Pistorius, puisque la poursuite craint de voir l'athlète prétexter qu'il n'est pas responsable du meurtre de Mme Steenkamp en raison de son anxiété.

La loi sud-africaine prévoit typiquement une période d'évaluation psychiatrique de 30 jours. Les experts auront ensuite besoin d'un autre mois pour rédiger leur rapport, ce qui signifie que le procès pourrait être interrompu pendant deux mois.

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