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Suisse : un espoir pour soigner les troubles de l'équilibre

13/05/2014 11:53 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

Des chercheurs des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont mis au point un implant permettant de rendre l'équilibre aux personnes qui souffrent de certains troubles de l'équilibre, une avancée présentée mardi comme une "première mondiale".

Selon un communiqué des HUG, les travaux à la base de cette avancée viennent d'être publiés dans la revue en ligne "Frontiers in Neurology".

Environ 500.000 personnes en Europe et aux USA seraient atteintes d'un "déficit vestibulaire", soit une atteinte de l'oreille interne qui conduit à des troubles de l'équilibre.

Ce trouble reste pourtant encore méconnu, même au sein du corps médical.

Des études ont montré qu'il fallait environ 9 ans à un patient pour obtenir un diagnostic et que les malades avaient consulté jusqu'à 20 médecins pour y parvenir, souligne le communiqué des HUG.

L'équilibre peut être affecté par des troubles touchant l'oreille interne.

Lorsque ce trouble atteint les deux oreilles, les conséquences se révèlent souvent désastreuses: la personne marche comme si elle était ivre, elle titube et sa vision est floue.

Malgré la sévérité des symptômes, il n'y a aucun traitement permettant de guérir un système vestibulaire malade.

A Genève, les travaux de l'équipe menée par le Pr Jean-Philippe Guyot, médecin-chef du service ORL des HUG, ont permis de prouver qu'il était possible de restituer l'activité fondamentale du système vestibulaire grâce à la pose d'un implant fonctionnant sur le même principe que ceux utilisés pour traiter la surdité profonde.

Il s'agit pour l'instant encore d'un prototype, qui se compose de deux éléments: un capteur de mouvements, fixé sur le crâne du patient, et des électrodes, qui relient la partie externe de la prothèse au nerf vestibulaire.

Les signaux collectés par le capteur de mouvements stimulent le nerf vestibulaire, qui transmet ensuite les informations au cerveau.

Des tests menés en laboratoire ont montré que des patients retrouvaient leur acuité visuelle lorsqu'ils marchaient munis de ce dispositif.

Au total, onze patients ont participé à l'expérience, menée avec la participation de l'EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) et du centre médical universitaire de Maastricht.

La prochaine étape consistera à permettre aux patients de tester l'efficacité de leur prototype à l'extérieur.

mnb/pjt/cgu

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