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Kathleen Wynne doit se porter à la défense de trois de ses candidats

13/05/2014 07:57 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

TORONTO - La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a été contrainte de mettre de côté sa plateforme électorale, mardi, afin de défendre le processus de sélection des candidats de sa formation politique après que les partis de l'opposition eurent attiré l'attention des médias sur des messages qualifiés de sexistes publiés sur les réseaux sociaux par trois aspirants députés libéraux.

Les questions sur ces messages controversés ont dominé les échanges de la leader libérale avec la presse, mardi, à la suite de son discours devant des gens d'affaires à Toronto. Mme Wynne a affirmé que, en tant que première femme à diriger l'Ontario, elle avait parfois dû composer avec des commentaires inappropriés et qu'elle ferait tout en son pouvoir pour s'assurer que les candidats de son parti sont respectueux envers tous les membres de la société.

Les progressistes-conservateurs ont été les premiers à dénicher une publication douteuse sur la page Facebook de Jack Uppal, candidat libéral dans la région d'Ottawa, ce week-end. Dans un message publié en janvier, M. Uppal faisait des blagues au sujet des différences entre les hommes et les femmes, soutenant notamment que ces dernières n'étaient pas capables de trouver des solutions aux problèmes.

Les troupes de Tim Hudak ont également pointé du doigt une photo mise en ligne par le candidat libéral dans Niagara West-Glanbrook, David Mossey, montrant les postérieurs de deux femmes et laissant entendre que seulement l'une d'entre elles faisait de l'exercice.

Confrontés par leur parti, les deux hommes ont présenté leurs excuses et supprimé les publications litigieuses.

Rapporté par le Nouveau Parti démocratique (NPD), le troisième cas met en cause un commentaire publié sur Twitter par le candidat libéral de la région de London Nick Steinburg faisant référence à son goût pour le «flirt». Mardi, Kathleen Wynne a admis ne pas être au courant, mais a promis de prendre les mesures nécessaires si les propos du jeune homme étaient effectivement déplacés.

Les trois candidats sont toujours dans la course pour les élections du 12 juin, et ce, même si les partis de l'opposition ont exhorté la première ministre à les congédier.

De son côté, le leader progressiste-conservateur, Tim Hudak, a tenté de séduire les électeurs ontariens, mardi, en annonçant son intention de réduire de 10 pour cent l'impôt sur le revenu des particuliers une fois que son gouvernement aura retrouvé l'équilibre budgétaire en 2016-2017.

M. Hudak a profité d'une allocution prononcée lors d'un dîner-conférence à Ottawa pour fournir davantage de détails au sujet du plan de sa formation politique pour créer un million d'emplois dans le secteur privé durant les huit prochaines années.

Cette réduction d'impôt est la plus récente mesure à être dévoilée dans le cadre de ce plan, qui prévoit également une diminution de 30 pour cent de l'impôt des entreprises, la disparition de 100 000 emplois dans la fonction publique, le ralentissement de la hausse des coûts liés à l'énergie et l'élimination du déficit de 12,5 milliards $ de la province un an plus tôt que la date prévue par les libéraux.

Quant à la leader néo-démocrate, Andrea Horwath, elle a fustigé le gouvernement libéral, mardi, concernant les taux d'assurance-automobile, l'accusant d'avoir pris la part des compagnies d'assurances au détriment des consommateurs.

Faisant campagne dans un centre commercial de l'est de Toronto, Mme Horwath a soutenu que les libéraux n'avaient pas atteint leur objectif de couper ces taux de 15 pour cent par manque de volonté et que c'était entre autres pour cette raison qu'elle n'avait pas accordé son appui au budget de 2014.

Elle a assuré qu'un gouvernement néo-démocrate s'engagerait sérieusement à faire baisser les taux d'assurance-automobile, sans toutefois préciser comment.

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