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Il reste encore beaucoup à faire au Brésil à un mois de la Coupe du monde

13/05/2014 01:24 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

SAO PAULO - Tout va se jouer au cours des 30 derniers jours.

Le Brésil a eu sept ans pour se préparer à accueillir la Coupe du monde de football, mais à un mois du premier match, il reste encore beaucoup à faire.

Trois stades sont encore en construction, l'érection de certaines structures temporaires nécessaires pour les matchs ne respectent pas l'échéancier initial et il n'est pas encore assuré que toutes les villes hôtes auront le temps de mettre en place les zones désignées pour les partisans, requises par la FIFA.

Il est d'ores et déjà acquis que toutes les infrastructures ne seront pas prêtes à temps, peu importe ce que les organisateurs feront d'ici le match inaugural du 12 juin. Le gouvernement a admis que les communications à l'intérieur des stades ne seront pas parfaites, les aéroports qui n'ont pas été complétés sont sources d'inquiétudes et c'est sans compter les menaces de de manifestations violentes des Brésiliens contre les miliards dépensés pour organiser le tournoi.

Les autorités brésiliennes garantissent que tout se passera bien, mais la FIFA demeure inquiète.

«Tous les arrangements ont été pris afin de garantir un tournoi rempli de succès, a indiqué le ministre des Sports du Brésil, Aldo Rebelo, en charge de s'assurer que le pays soit prêt pour le Mondial. Les rencontres servant à finaliser les opérations dans les 12 villes hôtes auront lieu cette semaine.»

Le secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke, a déclaré qu'il n'y a pas de temps à perdre.

«Je ne dirais pas que ce n'est pas prêt, mais ce n'est pas complété», a-t-il dit la semaine dernière.

«Vous sentez que tout le monde est excité à la veille des premiers matchs, mais en même temps, il est important de tout tester et de s'assurer que ça fonctionne, que nous sommes parfaitement prêts», a-t-il ajouté à FIFA.com.

Ce sont les gouvernements locaux qui ont la responsabilité de s'assurer que tout soit en place pour accueillir des centaines de milliers de visiteurs, des transports aux services publics à la sécurité.

La FIFA est surtout inquiétée par les stades où seront disputées les 64 rencontres. La fédération internationale souhaitait que leur construction soit complétée à la fin de l'année dernière, mais le Brésil a été incapable d'en livrer plus de la moitié dans les temps. Plusieurs ne seront pas en mesure d'accueillir les épreuves tests qui devaient y être disputées avant le tournoi.

Parmi les trois stades toujours en construction, il y a l'Itaquero, où sera disputé le premier match entre le Brésil et la Croatie. Parmi les 70 000 spectateurs se trouveront 14 000 invités, dont plusieurs chefs d'État. Certains des 20 000 sièges temporaires pour ce premier match restent à être installés alors que l'épreuve test sera jouée dimanche. Elle ne sera pas disputée devant une salle comble, alors que seulement 40 000 personnes seront admises dans l'enceinte.

«Pour le Mondial, il sera prêt à 100 pour cent», a affirmé Andres Sanchez, en charge du chantier.

Un autre stade qui n'est pas encore complété est l'Arena da Baixada, dans la ville de Curitiba, au sud du pays. La FIFA a bien failli exclure le site de la compétitioon plus tôt cette année, mais la première épreuve test y sera disputée cette semaine.

«Il y a eu des retards dans la construction de ces stades, a admis Rebelo, qui n'a pas cessé de minimiser leur impact. Tout sera prêt à temps.»

À Cuiaba, les autorités ont admis que les infrastructures ne seront pas toutes complétées pour le tournoi. Plusieurs projets dans d'autres villes, dont dans plusieurs aéroports, sites névralgiques pour le transport des athlètes et des partisans, ne seront pas complétés.

À Recife, les autorités locales n'ont toujours pas trouvé de partenaires privés pour mettre en place les zones désignées pour les partisans. Dans ces zones, les partisans qui ne possèdent pas de billets peuvent regarder gratuitement les matchs sur des écrans géants. La FIFA a menacé de poursuites les villes qui ne mettraient pas sur pied de telles zones.

Le Brésil était le seul candidat à l'organisation cette Coupe du monde quand elle lui a été attribuée, en 2007. Mais cela a pris bien du temps avant que les travaux ne se mettent en branle.

«C'est difficile. Peut-être aurions-nous dû impliquer le gouvernement brésilien plus tôt», a récemment indiqué Valcke, qui a admis que la FIFA avait beaucoup appris de tous les problèmes rencontrés au Brésil et qu'elle «agira différemment» en Russie, dans quatre ans.

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