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Grève des bus à Rio : Plus de 80% de la flotte paralysée et plus de 70 véhicules endommagés

13/05/2014 11:23 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

Une grève des conducteurs d'autobus de Rio, entamée mardi à l'aube, paralysait plus de 80% de la flotte tandis que 74 véhicules ont été endommagés par des grévistes, ont indiqué les autorités locales.

Selon le secrétaire municipal des transports, Alexandre Sansao, "deux millions de Cariocas dépendent" des bus gérés par des compagnies privées à Rio. La mairie a pris des mesures pour minimiser l'impact du mouvement et a mis en circulation davantage de trains, métros et bateaux (qui traversent la baie de Rio).

La police militarisée (PM, chargée du maintien de l'ordre) a été mobilisée pour assurer la sécurité des autobus qui sortent des garages. Cinq hommes qui endommageaient des bus à coups de pierre ont été arrêtés dans la zone ouest de la ville, selon le site d'informations G1 de Globo.

Ce mouvement, prévu pour durer 48 heures, fait suite à une première grève jeudi qui s'était soldée par 531 autobus endommagés ou incendiés par des grévistes, pour un préjudice financier estimé à 17 millions de reais (environ 5,6 millions d'euros).

La grève a été lancée après une audience lundi qui s'est terminée sans accord au Tribunal régional du travail entre représentants des grévistes, du syndicat des conducteurs et receveurs (Sintraturb-Rio) qui s'oppose à la grève, et du syndicat des compagnies d'autobus (privées à Rio), la Rio Ônibus.

Les grévistes revendiquent une hausse de salaire supérieure à celle négociée en assemblée le 11 mars dernier par le syndicat, pour porter leur salaire à 2.500 reais (815 euros), ainsi que la disparition de la double fonction de conducteur et de receveur.

De leur côté, les autorités prédisent "un retour à la maison en soirée plus tranquille" avec davantage de bus en circulation.

Les commerçants de la ville ont exprimé leur préoccupation car la grève de jeudi avait déjà entraîné un manque à gagner de 250 millions de reais (82 millions d'euros), soit 60% du chiffre d'affaire quotidien, a rapporté Aldo Gonçalves, président du syndicat des commerces (Sindilojas) cité par le quotidien O Dia.

A un mois du Mondial de football dans le pays, Rio est le théâtre de plusieurs grèves dans divers secteurs. Lundi les professeurs des écoles et collèges publics ont entamé une grève pour de meilleurs salaires et conditions de travail. Les agents de sécurité des banques sont en grève depuis 20 jours, et la semaine dernière ce sont des agents de la police fédérale qui avaient paralysé leurs activités pour réclamer de meilleurs salaires et plans de carrière. Ces derniers menacent de croiser les bras pendant la compétition.

cdo/ag/bir

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