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Gaz: Bruxelles, Moscou et Kiev cherchent une date pour une nouvelle rencontre politique

13/05/2014 05:29 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

L'Union européenne, la Russie et l'Ukraine cherchent une date et un lieu pour une nouvelle rencontre politique consacrée à la sécurité de l'acheminement du gaz russe via l'Ukraine, a-t-on appris mardi auprès de la Commission européenne.

"Une réunion technique organisée lundi à Bruxelles a permis de lever les obstacles pour l'organisation d'une nouvelle réunion trilatérale au niveau politique et toutes les parties cherchent désormais une date", a indiqué Sabine Berger, porte-parole du commissaire à l'Energie Gunther Oettinger.

L'ambassadeur de la Russie auprès de l'UE, Vladimir Chizov, a évoqué comme une "forte probabilité" la date du 16 mai à Athènes où M. Oettinger doit alors participer à une réunion informelle des ministres de l'Energie de l'UE.

Mais la Commission n'était pas en mesure mardi de confirmer cette date.

Les discussions engagées le 2 mai entre les ministres russe et ukrainien de l'Energie Alexandre Novak et Iouri Prodan sous la houlette de Gunther Oettinger n'ont toujours pas permis de dégager un accord.

M. Oettinger devrait évoquer le problème mardi avec M. Prodan à l'occasion de la venue à Bruxelles du Premier ministre Arseni Iatcheniouk et de la plupart de ses ministres.

La menace de Gazprom de couper les livraisons du gaz à l'Ukraine le 3 juin si Kiev n'a pas réglé à l'avance le montant - évalué par le groupe russe à 1,66 milliards de dollars - dû pour sa commande de juin pèse sur ce nouveau round de discussions avec Moscou.

La cessation de la fourniture de gaz à l'Ukraine aura des conséquences sur l'acheminement des achats de l'UE si les réserves ukrainiennes ne sont plus suffisantes.

Il s'agit "d'arriver à un accord avant la fin mai pour que les mois de juin, juillet et août puissent être utilisés pour stocker le gaz", explique Gunther Oettinger. Les réserves ukrainiennes renferment actuellement 9,2 milliards de m3, soit 29% de leurs capacité, selon les données de la Commission européennes.

Le réseau de gazoducs ukrainiens, géré par Ukrtransgaz, filiale de Naftogaz, assure le transit de 65 des 133 milliards de m3 de gaz achetés par les pays de l'UE, dont les achats à la Russie ont couvert 25% des besoins en 2013.

Les Européens se préparent au pire et renforcent leurs stocks, l'UE possèdant actuellement 43 milliards de m3 de gaz en réserve.

Grâce à des achats de précaution, l'Autriche, la Slovaquie, la République Tchèque et la Bulgarie sont à 50% de leurs capacités, l'Italie la Belgique, le Danemark à 60%, l'Allemagne et le Royaume Uni à 66%, les Pays Bas, le Portugal et l'Espagne à plus de 80%.

Sur les pays dont les données sont disponibles, deux font toutefois exception: la France n'est ainsi qu'à 34% de ses capacités et la Hongrie à 24%.

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