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Enlèvements: le chef des forces armées américaines en Afrique est à Abuja

13/05/2014 11:12 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

Le commandant des forces armées américaines en Afrique s'est entretenu mardi avec les autorités nigérianes à Abuja sur la manière dont les Américains peuvent aider à retrouver les quelque 200 lycéennes enlevées par le groupe islamiste Boko Haram.

Le général David Rodriguez est au Nigeria pour "discuter de l'aide américaine dans les opérations de recherche ainsi que toute la coopération", entre les forces américaines et nigérianes, a expliqué à l'AFP un responsable de la défense américaine.

Le général, qui coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis en Afrique, est arrivé lundi dans la capitale nigériane pour s'entretenir avec des hauts-gradés nigérians. Il doit également rencontrer des diplomates et des officiers américains, a précisé ce responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Les discussions portent notamment sur la définition d'un accord pour permettre aux Etats-Unis de partager avec le Nigeria les renseignements obtenus grâce à leurs avions espions et à d'autres sources. "A ce stade, nous ne partageons pas les données brutes de notre renseignement", a déclaré à des journalistes le colonel Steve Warren, porte-parole du Pentagone. Les Etats-Unis avaient annoncé lundi que des avions espions américains survolent désormais le nord du pays.

"Nous travaillons étroitement avec les Nigérians pour établir un protocole de partage des renseignements", a ajoute le colonel Warren. Washington insiste pour mettre en place des garde-fous dans le cadre de leurs échanges de renseignements avec d'autres pays, de crainte de voir des informations sensibles tomber dans des mains ennemies.

"Pour l'instant, nous n'évoquons pas la possibilité d'envoyer des soldats au Nigeria pour mener une opération de secours", a aussi ajouté le porte-parole.

Le voyage du général Rodriguez au Nigeria avait été prévu avant l'enlèvement spectaculaire des lycéennes survenu le 14 avril dans une province éloignée du Nord-Est du Nigeria.

Avant le rapt, le Nigeria montrait peu d'empressement à s'engager dans une coopération militaire à grande échelle avec les Etats-Unis. Washington de son côté avait manifesté son inquiétude au sujet de la vaste offensive lancée par l'armée nigériane en mai 2013 dans le Nord-Est pour mater l'insurrection islamiste qui a fait des milliers de victimes depuis 2009.

Le général s'est entretenu avec des responsables civils et militaires nigérians, dont le maréchal de l'armée de l'Air Alex Badeh, nommé en janvier à la tête des armées du pays, selon un communiqué du ministère de la Défense nigérian. Le maréchal a fait part mardi de sa "reconnaissance" au général américain après que Washington a répondu "positivement" à une demande d'aide pour retrouver les lycéennes enlevées, selon le ministère.

En pleine mobilisation internationale pour sauver les jeunes filles, le chef du groupe armé islamiste Boko Haram, Abubakar Shekau, a exigé lundi dans une nouvelle vidéo la libération de prisonniers en échange de celle des lycéennes.

Washington a dépêché au Nigeria une équipe d'une trentaine experts civils et militaires pour l'aider à retrouver les lycéennes. La Grande-Bretagne, la France et Israël participent également à l'enquête.

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