POLITIQUE

CPE: l'opposition presse le gouvernement d'éclaircir la situation

13/05/2014 05:12 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:25 EDT
ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Feb. 15, 2011 file photo, kindergarden students Gael Alvarado, left, Perla Ortiz, center, and Yahir Perez do school work in a bilingual English-Spanish class at Hanby Elementary School in Mesquite, Texas. Budget experts told Texas lawmakers on Monday, Feb. 25, 2013, that the Texas Education Agency alone would lose $167.7 million in grants, due to the budget battle in Washington, mostly in cuts to public education programs. More than 285 schools will lose federal funding on July 1 for special education and classes to teach English as a second language. (AP Photo/LM Otero, File)

Les partis d'opposition à l'Assemblée nationale enjoignent la ministre de la Famille Francine Charbonneau à éclaircir ses intentions quant au gel des places en CPE, de même que le financement de celles-ci.

Le Devoir rapportait samedi dernier que la nouvelle ministre de la Famille Francine Charbonneau a décrété un «gel temporaire» de la création de places à 7$. Ce sont 28 000 places qui devaient être créées d'ici 2016. Mardi matin, La Presse dévoilait que le gouvernement Couillard pourrait piger dans les surplus des CPE, qui s'élèveraient à 193 millions$ afin de réduire le déficit de son budget 2014-2015.

«En politique, il n'y a jamais de fumée sans feu», lance le critique du Parti québécois en matière de Famille, Mathieu Traversy.

«On souhaite que la ministre puisse éclaircir rapidement cette zone grise qu'elle a créée elle-même et qui sème présentement l'inquiétude chez les différentes familles qui vont devoir s'organiser autrement si les places en garderie promises ne sont pas octroyées», ajoute le député de Terrebonne.

Le gouvernement Marois avait également pigé un montant de 30 millions$ dans les caisses des CPE l'an dernier. Mais Mathieu Traversy plaide que cette ponction avait été faite après avoir consulté les CPE. «Si c'est vrai, j'espère que ce sera fait en concertation avec les gens du milieu», dit Mathieu Traversy.

Le député péquiste invite toutefois le gouvernement Couillard à revoir sa position sur l'augmentation des tarifs de garderie. Lors du dépôt du budget Marceau, le gouvernement Marois s'était engagé à hausser de 7$ à 9$ le tarif des CPE, puis à indexer celui-ci au coût de la vie. En campagne électorale, Philippe Couillard a plutôt promis d'uniquement indexer le tarif, sans hausse initiale de 7$ à 9$.

«Ça serait bien plus préférable de penser à l'augmentation des tarifs [...], plutôt que d'aller avec la suspension des places qui sont déjà annoncées», croit Mathieu Traversy.

Du côté de la Coalition avenir Québec, on préfère attendre le portrait des finances publiques du vérificateur général avant de se prononcer sur l'enjeu. «Mais on aimerait quand même avoir le portrait global de la part de la ministre», note l'attachée-presse de l’aile parlementaire de la CAQ, Émilie Toussaint.

Chez Québec solidaire, le député Amir Khadir dénonce le recours aux surplus des CPE. «C'est un encouragement pour les administrations à dépenser tous les budgets de l'année, à ne pas être prévoyants, dit-il. On dit au gens, "si vous ne voulez pas que ce soit gobé, arrangez-vous pour tout dépenser". On pénalise les gens prévoyants.»

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