POLITIQUE

Commission Charbonneau: le témoignage de Julie Boulet est reporté

13/05/2014 08:42 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT
CP

Les avocats du Parti libéral et du Parti québécois n'ont pas réussi à ébranler le propriétaire de l'entreprise de construction Maskimo, Louis Marchand, mardi, devant la Commission Charbonneau.

M. Marchand a tenu bon, malgré les questions parfois incisives des deux avocats. Il a maintenu sa version, énoncée la veille, voulant que les entrepreneurs soient coincés devant les demandes de financement émanant des partis politiques et que s'ils n'acceptent pas de contribuer, ils risquent d'en subir les contrecoups.

Il avait notamment soutenu lundi qu'à partir du moment où il avait pris la succession de son père à la tête de l'entreprise et qu'il avait mis fin à la pratique de contribuer aux partis politiques, sa relation s'était envenimée avec le cabinet de la ministre déléguée aux Transports d'alors, Julie Boulet.

Mardi, Me Félix Rhéaume, avocat du Parti libéral, a tenté de démontrer que si l'entreprise de construction Maskimo avait obtenu moins de "contrats tarifés" du ministère des Transports _ des contrats à tarif prédéterminé, de moindre envergure, que le ministère des Transports octroie généralement quand il y a trop peu de concurrence, ou en toute fin de saison avant l'hiver _, c'est parce qu'il en octroyait moins en général à compter de 2009, et non parce que Maskimo avait cessé de faire des dons au PLQ.

Mais M. Marchand a maintenu sa version.

Maskimo a notamment déposé une poursuite de 8,1 millions $ contre le ministère des Transports parce qu'il a voulu ouvrir une carrière à La Tuque et n'arrive pas à mener à bien son projet, faute d'accès.

L'avocate du Parti québécois, Me Estelle Tremblay, n'a pas réussi à le déstabiliser non plus. Étonnamment, l'avocate n'a même pas interrogé le témoin sur le cocktail de financement lors duquel la chef d'alors du parti, Pauline Marois, avait pris la parole en 2008-2009, devant 15 entrepreneurs en construction ou ingénieurs conseil. M. Marchand y avait assisté.

Julie Boulet, actuelle députée libérale de Laviolette qui a été ministre déléguée aux Transports dans le gouvernement Charest, devait témoigner mardi, mais son témoignage a été reporté à mercredi. Deux autres témoins sont prévus après M. Marchand et avant Mme Boulet, dont une ex-ingénieure de chez Génivar.

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