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Vol en France de tableaux: procès du commanditaire piégé par le FBI

12/05/2014 06:42 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

La justice française a commencé lundi à juger le commanditaire du vol retentissant en 2007 de tableaux de Monet, Sisley et Bruegel dans un musée de Nice, arrêté après une opération d'infiltration du FBI.

Bernard Ternus, un sexagénaire installé à Cooper City (Floride), est jugé à Marseille (sud) par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.

Il avait déjà été condamné en septembre 2008 par la justice américaine à cinq ans et deux mois de prison dans cette affaire. En plaidant coupable, il avait évité un procès. Expulsé des Etats-Unis en février 2013 après avoir purgé sa peine, il était depuis en détention provisoire en France dans l'attente de son procès.

M. Ternus est la dernière personne impliquée dans le vol de ces tableaux en août 2007 au musée des Beaux-Arts de Nice qui n'avait pas encore été jugé en France puisqu'il purgeait sa peine aux Etats-Unis. Cinq hommes ayant reconnu le vol avaient écopé en 2011 de peines allant de deux à neuf ans de prison.

Les braqueurs avaient été arrêtés grâce à une opération d'infiltration menée par le FBI et les enquêteurs français en France, en Espagne et aux Etats-Unis. Lors de leur procès en France, les cinq voleurs avaient accusé le FBI de les avoir "aiguillonnés" pour "aller voler les tableaux".

Une accusation retoquée par les autorités américaines qui avaient déclaré que le FBI ne s'intéressait à rien d'autre qu'aux Vermeer et Rembrandt subtilisés sur le sol américain.

Au coeur de l'affaire, un célèbre agent américain, Robert Wittman, spécialisé dans le trafic d'art, et qui a livré un récit romancé de l'affaire dans "Inestimable".

Bernard Ternus est accusé d'être le commanditaire du vol. Il a mis en contact les malfaiteurs français avec les agents infiltrés pour monnayer les tableaux: deux huiles sur bois signées Jan Bruegel, "Allégorie de l'eau" et "Allégorie de la terre" et "Falaises près de Dieppe", de Claude Monet, et "Allée de peupliers de Moret", d'Alfred Sisley.

L'attaché parisien de l'administration fédérale américaine avait affirmé que Bernard Ternus avait proposé à des agents infiltrés de vendre quatre tableaux provenant de France pour trois millions d'euros. Cette information, transmise par l'agence américaine à la police française, avait permis à la police de confondre et d'interpeller en juin 2008 les cinq complices.

Le vol avait été exécuté en plein jour, alors que des visiteurs se trouvaient dans le musée niçois. Le butin avait été retrouvé à Marseille.

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