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Ukraine: l'UE élargit ses sanctions à 13 personnes et deux entreprises

12/05/2014 07:32 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

L'Union européenne a décidé lundi d'élargir sa liste des sanctions ciblées en l'absence de désescalade en Ukraine, au lendemain de référendums d'indépendance dans deux régions de l'est du pays.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont ajouté 13 noms de personnalités russes ou pro-russes à la liste des 48 personnes déjà sanctionnées, portant le total à 61 personnes. Ils ont ajouté deux entreprises de Crimée confisquées après l'annexion de la péninsule ukrainienne par la Russie en mars, a précisé la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, lors d'une conférence de presse.

Les noms des personnes et des entreprises visées devaient être publiées au Journal officiel de l'UE lundi après-midi.

L'UE reste dans la phase 2 des sanctions, celle des mesures ciblées consistant en une interdiction de visas et un gel des avoirs. Les 48 personnalités visées jusqu'à présent étaient des responsables russes (parlementaires, militaires) et des séparatistes ukrainiens pro-russes.

Une éventuelle phase 3 de sanctions économiques beaucoup plus vastes contre la Russie, sur laquelle les 28 Etats membres de l'UE sont divisés, est toujours en préparation, afin que de "nouvelles mesures puissent être prises si les événements l'exigent".

"L'Union européenne sera particulièrement attentive à l'attitude et au comportement de toutes les parties par rapport au déroulement d'élections présidentielles libres et justes quand il s'agira de décider de possibles mesures", ont ajouté les ministres, en référence au scrutin présidentiel prévu en Ukraine le 25 mai.

"C'est un message fort à destination de la Russie", a commenté le chef de la diplomatie britannique William Hague.

Les séparatistes ont organisé dimanche des référendums d'indépendance dans deux régions de l'est du pays ouvrant la voie à une partition de l'Ukraine, des consultations considérées comme illégales par Kiev et par les Occidentaux.

La Russie a annoncé lundi qu'elle allait "respecter" la volonté des Ukrainiens de l'Est, tout en insistant sur le "dialogue" avec Kiev.

Le président en exercice de l'OSCE, Didier Burkhalter, invité lundi à Bruxelles par les ministres européens des Affaires étrangères, s'est déclaré "convaincu" de "la volonté" des différentes parties, dont Moscou, d'engager "un dialogue" afin de mettre fin à la crise.

Il a souligné que la responsabilité d'organiser ce dialogue incombait aux autorités ukrainiennes. "Il faut démarrer le dialogue, c'est l'Ukraine qui va décider, ce n'est pas nous", a-t-il insisté, ajoutant que l'OSCE était là pour "l'aider".

Mme Ashton a, elle aussi, estimé que c'était à l'Ukraine de "prendre les décisions". "J'espère que les discussions vont pouvoir commencer dans les prochaines heures", a-t-elle ajouté.

"Le plus important à l'heure actuelle est de lancer le processus dans les prochains jours", a affirmé le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier, en estimant que cela pourrait "totalement changer l'atmosphère en Ukraine".

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