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Sénégal: des femmes manifestent contre le rapt de lycéennes au Nigeria

12/05/2014 08:23 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Un collectif d'organisations de femmes et de défense de droits de l'Homme a manifesté lundi à Dakar pour protester contre l'enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigeria par le groupe islamiste Boko Haram, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les manifestantes répondant à l'appel de ce collectif formé d'une vingtaine d'organisations, se sont regroupées pendant moins d'une heure près de l'ambassade du Nigeria, mais n'ont pas pu protester, comme elles le souhaitaient devant la représentation diplomatique, faute d'autorisation officielle.

Elles ont été priées de quitter les lieux. Toutefois, deux d'entre elles ont été autorisées à entrer dans l'ambassade pour déposer une lettre de protestation contre le rapt des lycéennes.

"Nous voulons montrer notre solidarité et notre indignation et mêler notre voix à la dénonciation unanime" du rapt mené par Boko Haram, a déclaré à la presse Fatou Kiné Camara, une responsable de l'Association des juristes sénégalaises, membre du collectif à l'initiative de la manifestation.

Elle s'est exprimée devant une cinquantaine de femmes, pour la plupart vêtues de rouge, en signe d'indignation, encadrées sans incident par des policiers.

Les lycéennes ont été enlevées le 14 avril dans la ville de Chibok, dans l'Etat de Borno (nord-est). Ces jeunes filles sont traitées en "esclaves", "vendues" et "mariées" de force, avait déclaré le chef de Boko Haram dans une vidéo obtenue le 5 mai par l'AFP.

Ce lundi, Boko Haram a diffusé une nouvelle vidéo d'une centaine de jeunes femmes présentées comme les lycéennes enlevées, affirmant les avoir converties à l'Islam et exigeant la libération de prisonniers du groupe islamiste en échange de celle des jeunes filles.

Dans un memorandum remis à la presse, les membres du Collectif s'affirment "profondément choqués" par ce rapt et "exhortent" l'Etat nigérian "à prendre toutes les mesures pour la libération immédiate et sans condition de ces filles".

Ils appellent l'Union africaine et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays) "à s'impliquer activement dans ce dossier".

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