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Oubliez Marco Schällibaum, dit Marco Di Vaio aux partisans de l'Impact

12/05/2014 01:46 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Quand ils se sont mis à scander et chanter le nom de Marco Schällibaum, samedi, les Ultras de l'Impact ont touché une corde sensible puisque plusieurs centaines de spectateurs dans le reste du stade Saputo ont emboîté le pas. Mais il y en a un qui n'a pas apprécié: Marco Di Vaio.

«Je n'ai pas aimé ce que j'ai entendu. En faisant une comparaison avec l'an passé, ce n'est pas juste pour ceux qui sont là cette année», a déclaré l'attaquant italien, qui a lui-même demandé à rencontrer les médias, lundi, afin de pouvoir livrer son message aux partisans.

«On comprend que les fans ne soient pas contents, mais on doit respecter le travail que font le club et le nouvel entraîneur», a souligné Di Vaio, qui a pris soin de noter que la direction a quand même bâti une équipe assez bonne pour qu'elle accède aux séries dès sa deuxième saison dans la MLS.

«Et aussi je voudrais rappeler à tout le monde que les 10 derniers matchs avec Schällibaum, l'année dernière, ont été comme les 10 premiers matchs cette année. On a eu beaucoup de problèmes l'an dernier aussi.»

Di Vaio dit vrai puisque l'Impact a affiché un dossier de 1-6-1 à ses huit derniers matchs de la saison 2013 quand il était dirigé par le Volcan suisse. L'équipe avait ensuite fait piètre figure en séries, s'inclinant 3-0 à Houston. Le club montréalais a une fiche de 1-5-3 jusqu'ici cette année sous la direction de Frank Klopas, qui a succédé à Schällibaum au poste d'entraîneur-chef pendant la saison morte.

Di Vaio a de nouveau vanté, lundi, la façon dont Klopas prépare les matchs. Il l'a d'ailleurs fait plusieurs fois cette saison, tout comme un bon nombre de ses coéquipiers. Plusieurs d'entre eux ont alors noté que Klopas donne des affectations claires et précises à tous ses joueurs.

Ces compliments pour Klopas sont en même temps des allusions voilées à l'approche déficiente qu'aurait adoptée Schällibaum en fin de saison dernière. La direction de l'Impact n'a jamais officiellement expliqué les raisons qui l'ont incitée à se départir du Suisse, et c'est sans doute pourquoi plusieurs partisans montréalais l'apprécient encore. Mais certains chuchotent en privé que Schällibaum ne s'impliquait plus dans la préparation des plans de match dans le dernier droit. Même qu'à toutes fins utiles, le reste du personnel technique fonctionnait comme s'il n'était déjà plus l'entraîneur-chef du club.

«On a connu de mauvais moments (en 2013). On était premier au classement et on a fini cinquième. Frank (Klopas) a hérité de cette mauvaise période quand il a pris l'équipe en mains, a noté Di Vaio. C'est aux joueurs de trouver la solution dans le vestiaire. Si vous regardez les entraînements, ils sont vraiment bons, tout le monde s'entraîne bien. Mais ce n'est pas suffisant. Il faut que les joueurs donnent un petit quelque chose de plus dans les matchs. Un petit quelque chose qui doit venir de l'intérieur.»

Di Vaio a reconnu que l'Impact a peut-être besoin d'une transaction en guise de traitement choc. Un échange est sans doute dans l'air puisque le président de l'Impact, Joey Saputo, a garanti qu'il y aurait des changements dans le gazouillis qu'il a écrit vers la fin du match de samedi. Le onze montréalais a alors perdu 3-0 aux mains du Sporting de Kansas City.

«Je ne sais pas quels changements il va faire, mais il a le droit de dire et faire ce qu'il veut parce que c'est le président, a affirmé Di Vaio. Après une longue période difficile comme celle qu'on connaît, ce n'est pas facile de garder les émotions à l'intérieur — et on sait que Joey ressent beaucoup d'émotions pendant un match.

«Les joueurs doivent prendre leurs responsabilités. Après, si le président veut faire des changements... on attend.»

Il n'est toutefois pas question que les joueurs attendent les bras croisés, a juré Hassoun Camara.

«Non, non, non!, a-t-il insisté. Quoiqu'il arrive, on doit rester soudé et tout faire pour retourner cette situation, parce qu'on a les moyens de le faire.

«C'est dommage de voir qu'on ait tant de qualités et qu'on n'exploite pas nos qualités. C'est à nous de travailler fort, puis ça va payer si on ne lâche pas et qu'on reste solide», a ajouté le vétéran défenseur, qui s'est dit rassuré par la réaction publique de Saputo.

«Il ne manquerait plus que Joey soit content! C'est tout à fait logique qu'il soit mécontent», a souligné Camara.

Di Vaio a par ailleurs confirmé qu'il va rater le match du Championnat canadien contre le FC Edmonton, mercredi, au stade Saputo, en raison d'une blessure à l'ischio-jambier. Cette blessure l'a tenu à l'écart du jeu pendant la rencontre contre Kansas City. Di Vaio, qui est resté sur les lignes de touche, lundi, a dit espérer reprendre l'entraînement avec l'équipe jeudi et pouvoir jouer samedi. L'Impact affrontera alors le D.C. United à Washington.

Klopas a fait savoir que le défenseur Matteo Ferrari, absent samedi à cause d'une blessure au mollet, est plus près d'un retour au jeu que ne l'est Di Vaio. Ferrari a effectué quelques courses à l'écart des autres, lundi.

L'entraîneur-chef de l'Impact a par ailleurs exclu la possibilité que le défenseur Adrian Lopez, qui n'a pas encore joué cette saison mais a recommencé à s'entraîner, affronte Edmonton.

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