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Nucléaire iranien: les négociations seront "difficiles", prévient Fabius

12/05/2014 08:16 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Les négociations sur le programme nucléaire iranien seront "difficiles" et la France restera "vigilante", a prévenu lundi à Washington le chef de la diplomatie Laurent Fabius à la veille de la reprise des discussions entre Téhéran et les grandes puissances.

Ces pourparlers entrent mardi à Vienne dans une nouvelle phase, non moins délicate que les précédentes : le groupe du "5+1" (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) et l'Iran vont commencer la rédaction d'un accord final après le plan d'action temporaire scellé fin novembre à Genève.

"Notre position est très claire: en ce qui concerne l'Iran, oui à une puissance nucléaire civile, mais non, un non absolu, à la bombe atomique", a déclaré M. Fabius, qui s'exprimait en anglais devant une organisation juive américaine à Washington, où il est en visite officielle lundi et mardi.

"La plan d'action agréé (à Genève) nous offre jusqu'au 20 juillet pour sceller un accord complet", a rappelé le ministre français, dont le gouvernement avait été le plus ferme des membres du "5+1" en novembre pour conclure le règlement provisoire avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé.

"Les discussions sur l'enrichissement sont et seront difficiles. Mais notre ligne est claire: seule une approche exigeante permettra de vérifier que les objectifs du programme sont exclusivement pacifiques", a martelé M. Fabius.

Il s'est engagé à ce que Paris reste "très vigilant sur l'adhésion (de l'Iran) aux dispositions de l'accord" sur le nucléaire, un texte censé mettre un terme à une décennie de relations empoisonnées entre Téhéran et la communauté internationale.

L'objectif des négociateurs du "5+1" et de ceux de la République islamique est que l'Iran rassure durablement le reste du monde sur le caractère uniquement pacifique de son programme nucléaire, et qu'en échange, les sanctions internationales qui étranglent son économie soient levées.

Les trois premières sessions de discussion ont suscité un optimisme prudent du "5+1", les Français étant considérés comme les moins enthousiastes du groupe, face à des Américains qui semblent pousser pour un accord final.

nr/are

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