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Élections en Égypte: el-Sissi apparaît par vidéoconférence pour éviter les rues

12/05/2014 05:01 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - L'ancien chef militaire et candidat favori à la présidence en Égypte, Abdel-Fattah el-Sissi, s'est adressé à ses partisans du sud du pays par vidéoconférence, lundi, évitant ainsi de se mettre à risque en apparaissant publiquement dans les rues.

Jusqu'à maintenant, le général à la retraite de 59 ans a surtout fait campagne par des entrevues et des réunions à huis clos avec ses partisans, étant donné les tensions qui règnent autour de lui. M. el-Sissi a dirigé l'opération qui a renversé le président islamiste Mohammed Morsi, après d'importants soulèvements populaires l'été dernier.

Pas une seule fois il n'est apparu dans les rues depuis le début officiel de la campagne, le 3 mai. Il affirme que deux complots d'assassinat contre lui ont déjà été contrecarrés.

Lundi, il a utilisé une nouvelle tactique, apparaissant par vidéoconférence dans un rassemblement populaire organisé par ses partisans dans la ville d'Assiut, dans le sud de l'Égypte. Il s'agissait de sa première apparition dans les nombreux rassemblements qu'ont tenus ses partisans lors de la dernière semaine.

Le seul opposant de M. El-Sissi, le politicien de gauche Hamdeen Sabahi, qui s'était présenté une première fois en 2012, a adopté le comportement opposé: il a parcouru le pays, rencontré des travailleurs d'usine, des agriculteurs et des groupes de jeunes militants.

Bien que M. El-Sissi soit salué par les médias pour avoir soi-disant sauvé l'Égypte des islamistes qui cherchaient à monopoliser le pouvoir, certains croient que sa «présence invisible» dans la campagne l'isole, particulièrement du vote des jeunes.

Lors de son apparition lundi, il s'est adressé à eux directement, leur disant qu'il pensait à eux dans ses projets de développement du Sud par des investissements et des emplois. Le sud de l'Égypte est gravement sous-développé, et beaucoup de migrants dans la capitale et ailleurs en sont originaires.

«Quand je parle d'investissement, je parle à la jeunesse que je vois devant moi, qui peut penser qu'il n'y a pas d'espoir. Je vous dis qu'il y a de l'espoir, par la grâce de Dieu», a-t-il affirmé durant son discours, diffusé sur des chaînes télévisées.

La campagne culminera avec le scrutin des 26 et 27 mai.

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